Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Bartleby", c'est Melville à l'opéra

Création à Liège du troisième opus lyrique de Benoît Mernier

Nicolas Blanmont
Le compositeur Benoit Mernier avec la cheffe Karen Kamensek
Le compositeur Benoit Mernier avec la cheffe Karen Kamensek. ©ORW J. Berger

Comment traduire en français "I would prefer not to", la fameuse phrase de Bartleby, l'anti-héros d'Herman Melville, clerc dans une étude d'avocats new-yorkaise, qui opte pour une résistance douce ? Je préférerais ne pas le faire ? J'aimerais mieux pas ? Le philosophe Gilles Deleuze avait opté pour "Je préférerais ne pas". À l'Opéra Royal de Wallonie, la question ne se posera que pour les sous-titres : après l'allemand de Frühlingserwachen (2006) et le français de La Dispute (2012), ses deux premiers opéras tous deux créés à la Monnaie, le troisième opéra de Benoît Mernier sera chanté en anglais. Et cette première à Liège de Bartleby sera une sorte de retour aux sources wallonnes pour le compositeur né à Bastogne en 1964.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...