Icon payantArticle réservé aux abonnés

"Fils de bâtard", un grand cri de colère et d'amour

Parti sur les traces d'un père qu'il n'a quasi jamais connu, Emmanuel De Candido happe le public dans une "histoire de dingue", avant de dire tout son amour pour celle qui l'a élevé seule, à bout de bras : sa mère. Saisissant, poignant, immanquable. Au Poche, jusqu'au 24 février.

Dans "Fils de bâtard" au Poche, Emmanuel De Candido, accompagné sur scène par la musicienne Orphise Labarbe, saisit le public au coeur et aux tripes.
Dans "Fils de bâtard" au Poche, Emmanuel De Candido, accompagné sur scène par la musicienne Orphise Labarbe, saisit le public au coeur et aux tripes. ©LARAHERBINIA.COM

Est-ce qu'on peut recommencer ? Si vous pouviez rembobiner le fil, recommencer un seul événement qui a marqué votre existence, lequel choisiriez-vous ? C'est au départ de cette question ouverte, qu'il adresse directement au public, qu'Emmanuel De Candido ouvre sa nouvelle création, Fils de bâtard.

Un tapis de scène immaculé, incliné sur le fond, une table, deux chaises et quelques projecteurs habillent le plateau du Poche. Pas de pendrillons : les coulisses sont quasi à nu. Un écrin sobre pour y déposer "une histoire de dingue", promet Emmanuel De Candido, celle de son père, surnommé le Colonel Bison, en référence à son torse couvert de poils qui "sentaient bon la terre", se souvient la mère d'Emmanuel. Le comédien n'a quasi jamais connu son père. Lorsque sa mère le rencontre, il a 60 ans, est marié et a déjà sept enfants. Emmanuel sera le 8e, mais illégitime, officiellement "né de père inconnu". "Un fils de bâtard", "un zinneke", comme on dit prosaïquement.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...