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Edito : schizophrénie sur les départs anticipés

Le gouvernement Michel a adopté une position claire sur le sujet : plus question d'autoriser les départs anticipés avant 62 ans, et avant 63 ans à partir de 2018. Mais dans la pratique, deux grandes entreprises viennent, coup sur coup, de montrer leur volonté de contourner cet objectif : Proximus et BNP Paribas Fortis. Et ce, alors que l'Etat belge est actionnaire de ces deux entreprises. Un édito signé Vincent Slits.

Vincent Slits
Edito : schizophrénie sur les départs anticipés
©DR

Un édito signé Vincent Slits.

De la théorie à la pratique, il y a souvent un pas, voire davantage. On nage même parfois en pleine schizophrénie. La question de la durée des carrières en est une belle illustration. Le gouvernement Michel a adopté une position claire sur le sujet : plus question d'autoriser les départs anticipés avant 62 ans, et avant 63 ans à partir de 2018. L'équation est simple : avec une espérance de vie en constante augmentation, nous devrons travailler plus longtemps. La pérennité du financement futur de nos pensions est à ce prix. C'est mathématique. Voilà pour la théorie.

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