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"S'ils nous voyaient courir, les Grecs de l'Antiquité nous prendraient pour des fous !"

À la veille du marathon des Jeux olympiques de Paris, auquel prendront part les meilleurs athlètes du monde, rencontre avec Andrea Marcolongo, qui consacre à la discipline un ouvrage porté tant par son expérience de joggeuse que par sa fine connaissance de la Grèce antique.

Blaise Dehon
Blaise Dehon ©Blaise Dehon

Un jour, Andrea Marcolongo a chaussé des baskets et s'est mise au jogging. Sans trop comprendre pourquoi, mais en constatant que courir est vite devenu addictif. Pour cette helléniste, auteure de La langue géniale. 9 bonnes raisons d'aimer le grec (2018) et de L'art de résister (2021), un objectif ambitieux s'est peu à peu dessiné : participer à un marathon, "la plus noble des compétitions à pied", sur les lieux mythiques de son origine. Et se placer ainsi dans les pas de Philippidès, ce soldat qui, selon la légende, s'est effondré au sol, mort d'épuisement, après avoir prononcé ces mots : "Nous avons gagné !". Il venait de parcourir la distance entre Athènes et Marathon, petit village situé à 41,8 km de la capitale grecque.

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