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"On nous demande souvent pourquoi le CIO ne sanctionne pas Israël et la Palestine : ils n'ont enfreint aucune règle de la charte olympique"

Paris accueille dès ce vendredi des athlètes venus du monde entier à l'occasion des Jeux olympiques d'été 2024. Outre les performances, la passion et les valeurs du sport, cette méga-compétition est l'occasion de s'intéresser à la situation géopolitique des pays d'où proviennent les sportifs. Guerres et olympisme font-ils bon ménage ? Et le CIO parvient-il à résister à la pression des États ? Entretien avec Pierre-Olivier Beckers, président de la commission de coordination des Jeux de Paris.

Cyclists ride their bikes in a 'grey zone' in Rivoli street in Paris, on July 19, 2024, ahead of the opening ceremony of the Paris 2024 Olympic Games. (Photo by EMMANUEL DUNAND / AFP)
La capitale française accueille dès ce vendredi des athlètes venus du monde entier à l’occasion des Jeux olympiques d’été 2024. ©AFP or licensors

Il joue un rôle de "facilitateur", presque de diplomate, entre les acteurs du mouvement olympique et la France en tant que pays organisateur des Jeux d'été 2024. Pierre-Olivier Beckers, l'ancien président du Comité olympique et interfédéral belge, explique comment le Comité international olympique (CIO) doit jouer en permanence les équilibres pour s'en sortir sur le plan géopolitique. "En réalité, les Jeux n'ont jamais voulu avoir une dimension géopolitique dans l'Histoire", relève-t-il. Mais le fait est qu'il y a eu dans le passé de multiples tentatives d'utiliser les Jeux pour des raisons politiques : je songe aux Jeux de Berlin en 1936 avec cet objectif de suprématie militaire par l'Allemagne nazie ou encore aux éditions d'été de 1976 (Montréal) ou de 1980 (Moscou) qui ont été victimes de boycott. Or ces deux boycotts (le premier africain, le second occidental, NldR) n'ont jamais amené aucune solution politique. Les Jeux n'ont donc pas vocation et – certainement pas le mandat – d'être au centre d'une initiative géopolitique. Je rappelle d'ailleurs que le CIO se veut apolitique".

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