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Sur les traces du plastique pour basket éthique, au Brésil

Veja, la marque de baskets française qui milite pour un produit éthique depuis vingt ans communiquait 245 millions d'euros de chiffres d'affaires, en 2024. En 2004, deux entrepreneurs français, François-Ghislain Morillion et Sébastien Kopp, ont choisi le Brésil comme terre de fabrication de leurs baskets. Si la marque est devenue en vingt ans, ultramode, ils doivent souvent répondre à la question : "Des chaussures faites au Brésil, tu es sûr que c'est éthique d'aller si loin ?" La réponse était à chercher sur place. Reportage.

Aurore Vaucelle
Au Brésil
veja
veja ©A.V.

"Maman, tu m'aides à mettre mes chaussures Déjà, steuplait ? C'est ainsi que Marcel, 3 ans, a décidé de nommer sa paire de baskets Veja. "Déjà", ça pourrait être l'autre appellation de cette marque qui, il y a déjà plus de vingt ans, lançait l'idée d'une basket qui n'aurait rien à se reprocher. Pas pour rien qu'en portugais "Veja" veut dire "Regarde". Il y avait, déjà en 2004, cet esprit visionnaire dans l'invention d'une basket éthique, produit qui incarne, puissance 1000, l'ultra conso de mode peu soucieuse de son empreinte écologique. On citera pour éclairage ce chiffre presque effarant : en 2023, la production mondiale de baskets s'élevait à 24 milliards de paires. En parallèle, durant la décennie passée, la réflexion du consommateur a évolué : le client, plus souvent qu'avant, interroge ce qu'il porte. Veja, de ce point de vue, se pose comme une possible réponse à un achat éthique. C'est aussi pour cette raison que des personnes dont on scrute la vie et l'attitude ont choisi la marque – on pense à Kate Middleton, Meghan Markle ou encore Emmanuel Macron.

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