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Le débat sur le maintien des mesures de soutien sera vif à la rentrée

Pour la secrétaire d'État au Budget, Eva De Bleeker, en dehors de mesures ciblées pour des secteurs encore touchés, à ses yeux, les autres mesures ne doivent pas être maintenues dès lors que la Belgique entre dans une période "post-corona".

Le débat sur le maintien des mesures de soutien sera vif à la rentrée
©BELGA

L'état des lieux concernant la provision Corona cette année : c'était le point principal à l'agenda de la Commission des Finances ce mardi matin. La provision corona, qui couvre les dépenses liées explicitement à la lutte contre la pandémie, représentait au début de cette année 907 millions d'euros mais a été prolongée à deux reprises. "En avril, la provision a été majorée de 575 millions et lors du contrôle budgétaire qui vient d'être finalisé, la provision a encore été majorée de 115 millions d'euros", a précisé la Secrétaire d'État au Budget Eva De Bleeker (Open VLD). La provision s'élève actuellement à 1,402 milliard d'euros. Bref, les budgets filent par rapport aux engagements prévus mais comme l'a rappelé la secrétaire d'État, "je préfère opter pour des ajustements de budgets répétés, par souci de transparence". Le gros de cette provision couvre l'achat de matériel et de frais de fonctionnement au niveau du secteur des soins de santé. Mesures de soutien ciblées ou encore générales ?

Ceci étant dit, l'enjeu de cette séance à la Chambre était ailleurs. Au début du mois de juin, Eva de Bleeker avait dans nos colonnes précisé qu'il fallait arrêter le plus vite possible les mesures de soutien (chômage temporaire, droit passerelle). Lesdites mesures prendront fin à la fin septembre. Cela avait suscité un début de débat puisque côté socialiste, par l'entremise de Thomas Dermine, le secrétaire d'État à la relance, toujours dans nos colonnes, on estimait que la discussion devait encore avoir lieu , et qu'il n'était pas exclu que des mesures de soutien "plus générales" puissent encore prolongées. Eva De Bleeker, titillée par l'opposition sur ce point, a répété qu'elle n'excluait pas que "des mesures de soutien ciblées à des secteurs toujours touchés par les mesures sanitaires soient maintenues après le mois septembre" mais, à ses yeux, les autres mesures ne doivent pas être maintenues dès lors que la Belgique entre dans une période "post-corona", a-t-elle expliqué à la Chambre.

Budget "2022" en vue 

Une chose est sûre: les débats budgétaires seront denses à la rentrée. Préalables à la conception de la première mouture du budget de l'année 2022, ces discussions, très idéologiquement teintées, ne seront pas facilitées par la situation délicate de nos finances publiques. Comme l'a rappelé Eva De Bleeker à la Chambre, "le problème du déficit et de l'endettement public, préexistaient avant la crise du Covid". La situation s'est ensuite forcément détériorée (plus de 6% de déficit cette année, taux d'endettement de 115% du PIB) , mais l'aile du gauche du gouvernement "vivaldien" estime qu'il est encore trop tôt pour enlever tous les soutiens de l'édifice économique, pour conforter la relance à venir, et vu la faiblesse des taux d'intérêt.

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