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Le poids de la dette belge va grimper de huit milliards en cinq ans

La hausse des taux d'intérêt et l'ampleur du déficit expliquent que le poids de la dette, elle-même en hausse, grimpe considérablement ces prochaines années.

Prime Minister Alexander De Croo pictured during a plenary session of the Chamber at the Federal Parliament in Brussels on Thursday 16 March 2023. BELGA PHOTO BENOIT DOPPAGNE
Le Premier ministre Alexander De Croo (Open VLD) va devoir faire face dès 2023 à une hausse importante du poids de la dette.

Ce n'est pas étonnant. Ces prochaines années, la charge de la dette va grimper de manière considérable et peser sur les comptes de l'Etat belge. En 2023, la charge d'intérêts – poids de la dette – s'inscrirait à 8,5 milliards d'euros. Elle s'accroîtrait à 15,96 milliards d'euros en 2028. Soit une hausse de près de 8 milliards d'euros en 5 ans.

Malgré 5 milliards bienvenus pour le conclave budgétaire de 2023, le déficit structurel de la Belgique toujours attendu à 41 milliards en 2028

Naturellement, plusieurs raisons expliquent cette forte croissance du poids de la dette. Il y a d'abord la hausse des taux d'intérêt, qui augmente progressivement le taux implicite moyen sur la dette belge. Ce taux implicite passe de 1,5% en 2023 à 2,6 % en 2028 sur la base des prévisions de l'agence fédérale de la dette, reprises dans le dernier rapport du comité de monitoring. A noter que la stratégie de l'agence de la dette a toujours été ces dernières années d'allonger la maturité (duration dans le jargon) des dettes belges, à 10 ans environ, contre 5-6 ans il n'y a pas si longtemps encore. Cette stratégie a pour principal effet d'amortir le choc d'une hausse des taux d'intérêt, puisque la hausse des taux se répartit sur un plus grand nombre d'années.

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