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Zones de basses émissions: "Toute une partie de la population ne pourra plus s'acheter de voiture"

Libre Eco week-end | Le dossier. 2025 ou 2027 ? La proposition des partis francophones du (probable) nouveau gouvernement bruxellois a créé une petite bombe au sein des négociations. L'idée ? Reporter de deux ans l'interdiction de dizaines de milliers de véhicules jugés trop polluants sur le territoire de la région-capitale.

BRUSSELS, BELGIUM - SEPTEMBER 04:  Low Emission Zone panels pictured on September 04, 2024 in Brussels, Belgium, 04/09/2024 ( Photo by Philip Reynaers / Photonews
L'incertitude règne pour des milliers de conducteurs : pourront-ils encore circuler à Bruxelles avec leur véhicule dans quelques mois ? ©PRE

Serge Istas est le secrétaire général de Traxio, la fédération des secteurs automobile et connexes. Il réagit au flou concernant le futur de la zone de basses émissions à Bruxelles. Entretien.

Quel est l'impact de la mise en place de la zone de basses émissions à Bruxelles sur les métiers de l'automobile ?

Il est important. On a vu disparaître des petits garagistes, notamment ceux qui s'occupaient des voitures les plus anciennes. L'interdiction qui allait jusqu'aux véhicules Euro 4, cela faisait sens. Cela concernait des voitures plus polluantes, datant souvent d'avant 2010 et qui ne disposaient pas de filtres à particules. Mais avec les Euro 5, on commence à toucher le cœur du marché : la moyenne pour un Belge est d'avoir une voiture qui a dix ans. Cela aura un impact pour une population très large pour un bénéfice écologique très faible.

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