Icon payantArticle réservé aux abonnés

L'impressionnante déroute financière d'un membre de la famille royale saoudienne : "C'est dommage que cela finisse comme ça"

Les biens à Paris, Londres ou Megève de Fahd bin Sultan bin Abdulaziz al Saoud ont été saisis par ses créanciers et il se retrouve aujourd'hui empêtré dans différentes procédures judiciaires.

Renaud Lecadre, pour Libération
Mohammed Ben Salmane lors du G20 en 2018
Mohammed Ben Salmane lors du G20 en 2018 ©Stephane Lemouton / Bestimage / Photonews

On a beau être membre de la famille royale en Arabie Saoudite, gouverneur de la province de Tabouk, fils du prince Sultan, inamovible ministre de la Défense de 1962 à 2011, on n'en reste pas moins un citoyen ordinaire. Surtout en Europe, ou Crédit Suisse, son principal créancier, a fait saisir, en 2023, son chalet à Megève (Haute-Savoie), puis son yacht de 82 mètres (Sarafsa), baignant en Méditerranée française.

Cette année, la banque, qui vient d'être rachetée par UBS, frappe cette fois à la porte de sa demeure au Royaume-Uni : en avril, des policiers locaux ont saisi les meubles, mais n'ont rien pu faire pour le golf attenant, complètement défraîchi faute d'entretien. Car, comme bien d'autres membres de la famille régnante al Saoud, Fahd s'offrait volontiers, à crédit, un bateau ou un palace quand bon lui semblait, sur un coup de tête. Sauf qu'il faut bien rembourser un jour.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...