Voici la statistique qui va fâcher Trump : le consommateur américain est plus déprimé qu'au moment du… Covid
Le consommateur américain, confronté à la détérioration de son pouvoir d'achat, est pour le moment le grand perdant de la politique de Trump. Changera-t-il de cap avant les élections de mi-mandat ?

- Publié le 27-01-2026 à 18h55
- Mis à jour le 27-01-2026 à 18h59

Voilà une statistique qui risque de mettre Donald Trump de très mauvaise humeur. Elle est tombée mardi après-midi et casse le narratif du président américain qui estime que l'économie américaine se porte comme un charme.
La confiance des consommateurs, puisque c'est de cela dont il s'agit, a littéralement plongé en janvier aux États-Unis : elle se situe à son plus bas niveau depuis plus de dix ans (NdlR : à 84,5 points). C'est plus précisément son plus bas niveau depuis mai 2014. Élément encore plus humiliant pour l'hôte de la Maison-Blanche : le consommateur américain est aujourd'hui encore plus déprimé que lors de la crise… du Covid, lors de laquelle l'économie américaine était en grande partie paralysée.
Une croissance en trompe-l'œil
Comment expliquer cette déprime, alors que l'économie américaine reste globalement solide avec une croissance qui était encore de 4,4 % (en rythme annualisé) lors du troisième trimestre de l'année dernière (NdlR : croissance essentiellement portée par les exportations, les investissements et la consommation des personnes les plus aisées) ? C'est évidemment le coût de la vie qui est mis en avant par les Américains pour justifier ce "blues". Alimentation, énergie, transports ou logements, les Américains vivent dans leur quotidien une détérioration de leur pouvoir d'achat. La faiblesse persistante du dollar, qui n'est jamais été aussi bas face à l'euro depuis cinq ans, augmente aussi le coût des produits importés, couplé à l'effet des droits de douane imposés par l'administration Trump.
La fin, le 31 décembre dernier, du programme public d'assurance mis en place sous la présidence d'Obama va également faire exploser les primes d'assurance de millions d'Américains.
Powell, encore et toujours dans le viseur
Bref, à ce stade, le consommateur américain semble bien être le grand perdant de la politique de Trump. De quoi amener le président américain à changer son fusil d'épaule alors que les élections de mi-mandat, prévues en novembre prochain, arriveront vite ? À voir. Ce qui est certain, c'est que Donald Trump ne devrait pas manquer l'occasion de s'en prendre, une nouvelle fois cette semaine, à Jerome Powell, le patron la Réserve fédérale américaine (Fed), coupable à ses yeux de ne pas baisser assez vite les taux. Une réunion de la Fed a d'ailleurs lieu ces mardi et mercredi. Inutile de dire que les déclarations de Jerome Powell seront scrutées de près.
