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"Tu veux mourir par suicide, mais as-tu réfléchi à la façon dont tu le ferais ?": le combat d'une mère contre les "chatbots" compagnons

De passage à Bruxelles, Megan Garcia a raconté à "La Libre" la manière dont son fils Sewell, 14 ans, s'est donné la mort le 28 février 2024. L'adolescent s'était enfermé dans une relation, addictive et fatale, avec un "chatbot" personnalisé créé par Character AI.

Megan Garcia Sewell
Megan Garcia avec son fils Sewell. ©D.R.

"Je m'appelle Megan Garcia. Je suis une épouse et une mère. J'aurais aimé ne pas être parmi vous, aujourd'hui. C'est un combat que je n'ai pas voulu. Mais j'ai décidé de le mener en mémoire de mon fils, Sewell, et parce qu'il y a d'autres vies en jeu".

Ces mots, Megan Garcia les a prononcés avec émotion, lundi dernier à Bruxelles, lors d'une rencontre soigneusement préparée par Mieke De Ketelaere, une ingénieure belge spécialisée en intelligence artificielle (IA). Depuis le suicide d'un Belge d'une trentaine d'années qui avait trouvé refuge auprès d'Eliza (le nom donné à un chatbot basé sur l'IA générative), Mieke De Ketelaere s'est immergée, avec trois autres experts belges en IA, dans l'univers opaque des "chatbots companions" avec l'objectif d'alerter les autorités et l'opinion publique sur les dangers que représentent ces chatbots compagnons.

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