Electrabel sera fixé en 2017
Le groupe Engie pourrait ouvrir le capital du premier énergéticien belge dès l'an prochain. Le dossier avance.
- Publié le 04-05-2016 à 06h58
- Mis à jour le 04-05-2016 à 07h00

Le géant énergétique français Engie, dont Isabelle Kocher a pris ce mardi la direction générale au terme de l'assemblée générale des actionnaires, pourrait déjà ouvrir le capital de sa filiale belge Electrabel en 2017, a indiqué la semaine dernière le président sortant Gérard Mestrallet lors de la présentation des résultats trimestriels, lisait-on mardi dans le journal économique français "Les Echos".
Plus tôt cette année, Engie - qui opère un virage stratégique et entend se profiler sur les nouveaux métiers de l'énergie avec en toile de fond la montée en puissance du renouvelable - annonçait qu'il considérait la vente d'une participation minoritaire de ses activités belges. Selon "Les Echos", Gérard Mestrallet a confirmé que cela pourrait se produire déjà en 2017. Les modalités ne sont pas encore définies. Un ou des investisseurs externes ou une mise sur le marché boursier font partie des options. "Cela dépendra de la capacité à démontrer l'intérêt du deal pour de futurs investisseurs et de ne pas donner l'impression de leur refiler le passif de l'entreprise (NdlR : notamment la question du financement du démantèlement des centrales) une fois que la vache à lait a été traite", nous expliquait hier un observateur.
En tout cas, le dossier avance. Et visiblement assez vite. Engie a en effet regroupé dans une nouvelle entité juridique les actifs concernés, soit les sept réacteurs nucléaires exploités en Belgique de même que les services à l'énergie ou les infrastructures locales du groupe. Et un premier chiffre est avancé sur la valorisation de ces actifs : 4 milliards d'euros.
Le plan Bianca
La presse - dont "La Libre" en août 2015 - avait déjà évoqué les grandes lignes de cette révolution énergétique surnommée en interne "le plan Bianca". Il permettrait à Engie de franchir une première étape dans le processus de désengagement progressif de la filière nucléaire belge qui ne figure clairement plus dans ses orientations stratégiques de long terme. L'Etat, directement, ou des actionnaires publics belges pourraient-il dès lors entrer dans le capital du premier acteur énergétique du pays ? Cela reste à voir…
