"De la conserve à la haute mer", récit et réflexions sur le leadership
Le roman De la conserve à la haute mer apporte un autre regard sur les dilemmes quotidiens auxquels sont confrontés les leaders.

- Publié le 17-01-2021 à 15h30

L'histoire se passe dans une conserverie familiale en Bretagne. L'histoire ? Eh oui, il s'agit bien d'un roman. C'est le format original qu'ont choisi Filip Grisar et Hans Looten, tous deux coaches, pour parler du leadership dans De la conserve à la haute mer. "Hans Looten a cinquante ans d'expérience dans l'accompagnement. C'est un précurseur chez lui aux Pays-Bas. Il m'a demandé de l'aider à synthétiser, dans un livre, son travail sur le leadership. J'ai accepté mais après quelques sessions de travail, je me suis dit que ce serait un énième bouquin sur le leadership que les managers n'auraient pas le temps de regarder. Il fallait un livre qui puisse se lire sur un aller-retour en Thalys Bruxelles-Paris", raconte Filip Grisar. Il opte donc pour une histoire "inspirante où tout un chacun peut se retrouver. Le ou la leader n'est pas qu'un patron. C'est aussi un conjoint, un enfant, un parent… Il faut un regard multiple." On le voit bien à travers les différentes situations auxquelles sont confrontés les protagonistes.

"L'objectif du livre est de susciter la réflexion et puis de fournir, dans une deuxième partie, quelques clés de lecture où l'on invite le lecteur à se poser des questions. Il n'y a pas de jugement sur ce qu'est ou non un bon leader. Il n'est pas question de culpabiliser les managers. Chacun doit trouver dans le livre ce qui l'inspire. J'ai déjà eu beaucoup de feedback et je n'en ai pas eu deux identiques. Chacun s'identifie à certaines personnes, est marqué par l'une ou l'autre situation…"
Si la nouvelle se déroule en Bretagne, c'est parce que Filip Grisar s'y est mis au vert pour écrire. "Au début, l'histoire se passait ailleurs, dans une autre industrie. Je voulais une entreprise familiale car c'est un terrain de jeux passionnant d'un point de vue émotionnel." Néerlandophone, Filip Grisar a rédigé en français. "C'est ma langue émotionnelle." Une version est également disponible en néerlandais.
Quant au titre, il se réfère non seulement à la conserverie, mais aussi à l'idée suivante : "On a souvent tendance à mettre les managers dans des boîtes. Il faut les laisser aller en haute mer pour plus de liberté, même si on y trouve des contraintes et des prédateurs."