Immobel ne paie pas de dividende et chute en Bourse
Le promoteur immobilier affiche une perte de 94 millions d'euros en 2024 en raison d'importantes provisions.

- Publié le 06-03-2025 à 16h17
- Mis à jour le 06-03-2025 à 17h34

Comme pour beaucoup d'acteurs du secteur immobilier en Belgique, l'année 2024 aura été difficile pour Immobel. Elle se solde en effet par une perte de 94 millions directement liée à d'importantes provisions dont celle de 30 millions d'euros pour l'annulation du projet de rachat des tours Proximus. On se souvient en effet qu'en août dernier, l'entreprise, confrontée à un lourd endettement et à un marché nettement moins porteur, avait renoncé à racheter les deux tours situées près de la garde du Nord pour 143 millions d'euros.
Ces résultats publiés ce jeudi matin ainsi que l'annonce de la proposition du conseil de ne pas distribuer de dividende ont provoqué une nette baisse du cours de Bourse. L'action a perdu jusqu'à 10 % en cours de séance avant de se reprendre quelque peu.
Année de transition
Dans son communiqué, Immobel se veut toutefois positif. Il dit entamer 2025 "en position de force, soutenu par une augmentation des activités de vente, des liquidités substantielles et une gestion financière rigoureuse". Sa position de liquidité s'élève à 182 millions d'euros, contre 100 millions fin juin, à mettre en perspective avec une dette nette de 1,1 milliard à fin 2024. Immobel se montre "prêt à affronter des conditions de marché encore volatiles avec résilience et stabilité financière."
L'entreprise dirigée par Adel Yahia met de plus en plus l'accent sur les projets résidentiels qui constituent actuellement 71 % du portefeuille. La valeur brute de développement totale du portefeuille permis (résidentiels et bureaux) s'élève à 2 milliards d'euros sur un portefeuille total de 4,3 milliards d'euros.
"La perte provenant principalement de la dépréciation de 99 millions d'euros, implique que sur le plan opérationnel, Immobel est resté rentable en 2024, ce qui reste fondamental. Aucune prévision n'a été donnée pour 2025. Nous pensons qu'il s'agira peut-être d'une année de transition et que l'accent sera mis en grande partie sur 2026", note l'analyste de Degroof Petercam.
