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Le CEO de Ford tire la sonnette d'alarme et vise Donald Trump sans le citer : "Nous avons dû fermer des usines"

Jim Farley n'est pas du genre à multiplier les sorties médiatiques. Mais cette fois, le patron de Ford a tenu à s'exprimer sur ce qu'il pense être une crise industrielle, en tentant de ne froisser personne.

Jim Farley, CEO de Ford.
Jim Farley, CEO de Ford. ©CC BY-NC 2.0

C'est une phrase qui résume toute la tension du moment : "La situation est précaire. Nous avons dû fermer des usines." Pas de surenchère, mais une grosse inquiétude. Celle de Jim Farley, CEO de Ford, contraint de briser sa discrétion habituelle au micro de Bloomberg, face à ce qu'il estime être une crise industrielle.

Dans les usines du Midwest des Etats-Unis, les chaînes de montage tournent au ralenti. Certaines sont même complètement à l'arrêt, selon le patron de la marque américaine. Le problème ? Pas une grève, ni une baisse de la demande mais bien un manque de pièces, comme le relaie Presse-Citron. Ou plus exactement, un manque de matériaux stratégiques dont les fameuses "terres rares". Des métaux, comme le néodyme, invisibles pour le consommateur, mais présents dans les moteurs électriques, les haut-parleurs, les capteurs et autres dispositifs électroniques.

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