"C'est une catastrophe totale !" : Donald Trump prend Jaguar pour cible
La marque britannique change de look et passe à l'électrique. Une mue jugée désastreuse par Donald Trump, qui s'en prend violemment à la marque britannique.

- Publié le 05-08-2025 à 15h59

Alors que le mythique félin britannique Jaguar entame une mue électrique (et stylistique), Donald Trump a bondi sur l'occasion pour dénoncer ce qu'il perçoit comme un naufrage marketing et managérial, selon les informations de la BBC. Sur sa plateforme Truth Social, le président américain n'y est pas allé de main morte : Jaguar Land Rover (JLR) serait en "pleine tourmente" et son directeur "parti en disgrâce".
Dans le viseur du président, une campagne publicitaire de Jaguar jugée "stupide" et "sérieusement woke". Diffusé il y a 8 mois, le clip ne montre aucune voiture, mais des mannequins en vêtements fluos déambulant dans un désert rose. Une rupture assumée avec l'image traditionnelle de la marque, mais qui a fait grincer des dents.

Sur les réseaux sociaux, la nouvelle image de marque a d'ailleurs divisé, certains fans de longue date dénonçant le fait qu'ils ne reconnaissent plus leur Jaguar. Et Trump s'en donne à cœur joie. "Qui voudrait acheter une Jaguar après avoir vu cette publicité honteuse ?" a-t-il lancé, avant de comparer le constructeur britannique à American Eagle, la marque de vêtements qui a récemment vu ses ventes bondir après une campagne polémique avec l'actrice Sydney Sweeney. La différence ? "C'était la publicité la plus sexy qui soit. American Eagle a tout compris", écrit Trump. "Jaguar, c'est une catastrophe totale !"
Changement de direction
Ces attaques du président américain interviennent dans un moment sensible pour JLR. La semaine dernière, Adrian Mardell, directeur général et vétéran de 35 ans de la maison Jaguar, a annoncé son départ à la retraite. Officiellement, rien à voir avec la polémique. L'entreprise insiste que sa sortie était planifiée de longue date.
Adrian Mardell avait lui-même piloté les virages stratégiques de la marque, notamment le retrait du logo emblématique du félin et l'annonce d'une gamme entièrement électrique prévue pour 2026. Un pari risqué, mais qui s'était accompagné des meilleurs bénéfices enregistrés par JLR en dix ans. Malgré tout, le constructeur a annoncé la suppression de 500 emplois, notamment en raison de l'arrêt temporaire des exportations vers les États-Unis.
À sa place, c'est PB Balaji, directeur financier du géant indien Tata Motors, maison mère de JLR, qui prendra les commandes en novembre. Il deviendra alors le premier CEO indien de Jaguar Land Rover.

