La BNB prévoit un ralentissement de la croissance des prix de l'immobilier

C'est actuellement l'hypothèse de la Banque nationale de Belgique (BNB)

La Libre Eco avec Belga
La BNB prévoit un ralentissement de la croissance des prix de l'immobilier
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La hausse des taux d'intérêt hypothécaires entraînera un ralentissement de la croissance des prix sur le marché de l'immobilier.

La Banque nationale ne voit pas de krach sur le marché de l'immobilier. Les recherches de la Banque nationale montrent que les prix de l'immobilier dans notre pays n'ont fait qu'augmenter au cours des cinq dernières décennies. Corrigés de l'inflation, les prix des logements ont triplé depuis 1973. Une baisse des prix est très rare. Ce fut le cas, par exemple, en 2008 et 2009, lors de la crise financière.

Depuis la crise du coronavirus, les prix des logements ont augmenté encore plus fortement, aidés en partie par des taux d'intérêt très bas. En effet, des taux d'intérêt bas signifient que les ménages peuvent dépenser plus pour un logement.

Depuis avril, cependant, les taux d'intérêt sont en hausse. "Et cela a un effet restrictif sur les prix", indique la Banque nationale.

L'ampleur du ralentissement dépendra de l'ampleur de la hausse des taux d'intérêt. Mais pour l'instant, la Banque nationale table sur un atterrissage en douceur. "Nous ne supposons pas un crash du marché immobilier, mais plutôt un atterrissage en douceur. La hausse des taux d'intérêt ralentira la croissance des prix, mais une croissance négative des prix n'est pas encore à l'ordre du jour", déclare Geert Langenus, économiste à la Banque nationale.

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