Retard des chantiers à cause des intempéries : "Nous demandons à nos clients de faire preuve de souplesse et de compréhension"
Le secteur de la construction demande de la compréhension pour les retards dus au mauvais temps de ces derniers mois.

- Publié le 21-12-2023 à 09h56

Un retard de deux à quatre semaines en moyenne : c'est la répercussion des précipitations abondantes de ces derniers mois sur les chantiers de construction extérieurs.
"Nous demandons aux clients de bien vouloir faire preuve d'une certaine souplesse", plaide Niko Demeester, Administrateur délégué d'Embuild, la fédération de la construction. "Nous sommes conscients qu'il n'est pas agréable de réceptionner un ouvrage plus tard que prévu, mais les conditions météorologiques exceptionnelles ne nous permettaient pas de faire autrement."
Des coûts supplémentaires
Durant le mois de novembre, il a plu pendant 26 jours, "un record", soutient Embuild, qui se base sur les estimations de l'IRM. Par exemple, les précipitations à Uccle ont été beaucoup plus importantes que la moyenne au cours des mois de septembre, octobre et novembre : 283,7 mm (en temps normal : 209,3 mm), soit la quatrième plus grande quantité jamais enregistrée. Les entreprises de gros œuvre ou de toiture se retrouvent ainsi obligées de prendre des mesures de sécurité supplémentaires ou pomper l'eau du sol détrempé… ce qui provoque également des coûts supplémentaires.
"Étant donné ces conditions météorologiques exceptionnelles, nous demandons à nos clients de faire preuve de compréhension pour ces retards imprévus", poursuit Niko Demeester. "Nous comprenons que la situation est loin d'être idéale pour eux, mais ils comprendront sans aucun doute qu'il est évidemment mieux de travailler en toute sécurité et dans de bonnes conditions. De plus, les clients peuvent compter sur le fait que les entreprises de construction résorberont ce retard de la manière la plus efficace possible."
