La forte reprise de l'immobilier en 2025 réserve quelques surprises
Les notaires publient leur Baromètre immobilier pour le premier semestre 2025.

- Publié le 17-07-2025 à 07h01

Une forte reprise de quasiment tous les indicateurs. Voici ce que révèle le Baromètre immobilier de la Fédération des notaires (Fednot) pour le premier semestre 2025. C'était globalement attendu mais l'analyse des notaires fait, malgré tout, apparaître certaines surprises.
Fednot, qui a analysé l'ensemble des transactions immobilières conclues au cours du 1er semestre, indique ainsi qu'au niveau national, 16,7 % de ventes supplémentaires ont été enregistrées par rapport à la même période en 2024. C'était prévu, de nombreuses ventes ayant été reportées en 2024, en attendant la baisse des droits d'enregistrement pour l'achat d'une habitation propre et unique (de 12,5 à 3 %), entrée en vigueur en Wallonie au début 2025. Mais ce qui peut surprendre est le fait que la croissance des ventes a été plus importante en Flandre (+ 18,2 %) qu'en Wallonie (+ 16 %), alors que les droits d'enregistrement n'ont que légèrement baissé (de 3 à 2 %) au nord du pays. Bruxelles, quant à elle, affiche une hausse des ventes de 8,6 % au premier trimestre 2025.
Après les trois premiers mois de 2025, on constate une sorte de phénomène de lissage, l'augmentation des prix est moins significative."
"Au début de l'année 2025, après des années difficiles, nous avons effectivement assisté à un redémarrage du marché en termes de nombre de ventes, analyse Renaud Grégoire, notaire et porte-parole de notaire.be. Cette tendance s'est poursuivie au cours des derniers mois. Cette reprise est encore plus marquée au nord du pays qu'en Wallonie, si bien qu'on ne peut pas l'attribuer exclusivement à la réforme des droits d'enregistrement et à la possibilité de bénéficier d'un taux de 3 % pour l'achat d'un bien immobilier propre et unique."
Des prix wallons à relativiser
Au sud du pays, c'est dans les provinces du Brabant wallon (+ 26,9 % des ventes) et du Luxembourg (+ 19,8 %) que le marché immobilier a été le plus animé au cours du premier semestre 2025 par rapport au premier semestre de 2024.
L'autre surprise du Baromètre se situe dans l'analyse des prix de l'immobilier au cours de la première partie de l'année. Le prix d'une maison d'habitation a grimpé de 5,1 % globalement dans le pays (à 346 648 euros), par rapport à la moyenne annuelle de 2024. Mais en Wallonie, il a augmenté de 13,4 % (à 270 627 euros de moyenne). Une hausse dont l'ampleur n'était pas nécessairement attendue. Mais il semble bien qu'un certain effet d'aubaine ait joué au profit des vendeurs avec la baisse des droits d'enregistrement. Cet effet d'aubaine n'a toutefois pas duré et la hausse pourrait s'avérer beaucoup plus modeste pour l'ensemble de l'année, estime Renaud Grégoire, qui précise : "Lors des trois premiers mois de 2025, le prix des maisons en Wallonie avait même augmenté de 17,8 %, certains acheteurs ayant attendu la diminution des droits d'enregistrement pour l'achat d'une habitation propre et unique pour se positionner sur des biens de meilleure qualité. Mais le prix moyen est reparti vers la baisse après les trois premiers mois de l'année 2025. L'augmentation de 13,4 % en Wallonie constitue une hausse de la moyenne des prix pratiqués. Mais après les trois premiers mois de 2025, on constate une sorte de phénomène de lissage, l'augmentation des prix est moins significative. Nous nous attendons donc à ce que, d'ici la fin de l'année, cette augmentation soit encore relativisée pour probablement se stabiliser aux alentours de 5 % ou 6 % sur l'ensemble de l'année 2025."
Signalons enfin que c'est toujours dans le Brabant wallon que l'on trouve les maisons les plus chères pour le sud du pays : leur prix moyen a été de 444 902 euros lors du premier semestre 2025, en hausse de 6,7 % par rapport à 2024. Mais la hausse la plus spectaculaire a été enregistrée dans la province de Luxembourg (+ 17,2 % pour un prix moyen de 303 134 euros).
