Où l'on reparle de la résolution 1860 des Nations unies

Le blocus de Gaza n'a pas fini d'agiter les cénacles diplomatiques. Les ministres des Affaires étrangères en ont discuté ce lundi à Luxembourg.

Le blocus de Gaza n'a pas fini d'agiter les cénacles diplomatiques. Les ministres des Affaires étrangères en ont discuté ce lundi à Luxembourg.

Réagissant aux incidents du 31 mai dernier, lorsque la flottille a été arraisonnée par l'armée israélienne, la Haute Représentante pour la politique étrangère européenne, Catherine Ashton, avait dit ses préoccupations quant à la situation humanitaire à Gaza.

Les ministres ont rappelé ces inquiétudes hier et appelé à la mise en place d'une enquête "immédiate, entière et impartiale" visant à éclairer les événements. Une participation internationale pertinente sera requise.

Le blocus imposé par Israël à Gaza depuis quatre ans est inacceptable et contre-productif, affirment-ils encore. Les ministres ont également rappelé la teneur de résolution 1860 des Nations unies, adoptée le 8 janvier 2009. Faisant suite à 13 jours d'affrontements entre Israël et le Hamas, elle leur imposait un cessez-le-feu mais appelait également au libre approvisionnement d'aide humanitaire à Gaza ainsi que de nourriture, carburants et médicaments.

La résolution n'avait pas été respectée.

Plus d'un an après, la situation continue à se détériorer. "Pour sortir le million et demi de Gazaouis de la situation précaire dans laquelle ils sont plongés, l'assistance humanitaire à elle seule ne suffit pas. La seule solution durable consiste à lever le blocus", affirme le Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

En attendant, le Conseil insiste sur la nécessité d'autoriser l'entrée d'opérations humanitaires à Gaza, notamment du CICR.

Les préoccupations sécuritaires d'Israël sont toutefois entendues : l'UE appelle à un arrêt complet des importations d'armes à Gaza. Il encourage la mise en œuvre d'un mécanisme basé sur l'accord "Mouvement et Accès" de 2005, conclu entre les négociateurs palestiniens et israéliens, et qui vise à la reconstruction de Gaza et à la relance de son économie.

Le Conseil appelle également, une fois encore, à la libération du soldat de l'armée israélienne, Guilad Shalit, retenu en otage par la Hamas depuis le 25 juin 2006. Les nombreuses négociations visant à son élargissement, dont des offres d'échange contre des prisonniers palestiniens, n'ont jamais abouti. Les ministres insistent finalement sur l'importance des négociations entre le gouvernement israélien et l'Autorité palestinienne. Celles-ci devraient mener à "un accord négocié entre les parties dans les 24 mois", soutiennent les ministres optimistes.

M.K. (st.)

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