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"Le procédé de Donald Trump impose aux journalistes de revoir leurs pratiques"

C'est ce qu'affirme Jon Allsop, fin connaisseur des médias américains. Selon lui, "certains membres de l'entourage du président américain nourrissent une opposition beaucoup plus dure et idéologique aux journalistes".

This image courtesy of TIME/TIME Person of the Year obtained on December 12, 2024 shows the cover of TIME Magazine announcing US President-elect Donald Trump as the 2024 Person of the Year. Time Magazine on December 12, 2024, named US President-elect Donald Trump its "Person of the Year," marking the second time he has won the accolade in acknowledgement of the mogul's stunning political comeback. (Photo by Platon for TIME / TIME / TIME Person of the Year / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / TIME / TIME Person of the Year" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
Malgré ses sorties tonitruantes, Donald Trump "accorde de la valeur à l’engagement avec les médias dits “mainstream”, estime le journaliste Jon Allsop. "Il leur parle en permanence, beaucoup plus que ses prédécesseurs". ©D.R.

Donald Trump est-il parvenu à faire plier le quatrième pouvoir ? Pas si vite, selon le journaliste Jon Allsop, auteur d'une newsletter sur les médias à la prestigieuse Columbia Journalism Review (CJR) et de l'ouvrage What is Journalism For ? (Éd. Bristol University Press).

Au début de son second mandat, il y avait beaucoup d'inquiétudes sur la façon dont Donald Trump traiterait les médias. Se sont-elles matérialisées ?

À certains égards, cela pourrait être pire. Avant son retour au pouvoir, je craignais qu'il ne poursuive les journalistes et leurs sources à travers l'"Espionage Act", une loi de 1917 qui interdit la divulgation d'informations confidentielles. Or on n'a pas encore vu de journalistes menottés et emprisonnés ! Certes, le gouvernement Trump a été très agressif pour prévenir les fuites, comme le montre la décision de Kristi Noem, la ministre de la Sécurité intérieure, d'étendre l'usage des détecteurs de mensonges, et celle du ministère de la Justice de revenir sur une mesure de protection des sources héritée de l'ère Biden. Mais, en réalité, les gouvernements des deux partis - Républicain comme Démocrate - ont mené des politiques contre les fuites. Donald Trump s'inscrit dans une forme de continuité en la matière.

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