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Le départ des soutiens ultra-orthodoxes de Netanyahou ne change pas la donne : "Personne en Israël ne s'émeut vraiment de cet événement"

Le parti Judaïsme unifié de la Torah et le parti Shas claquent la porte pour protester contre le service militaire obligatoire. Mais cette défection spectaculaire ne remet pas en cause la survie de la coalition de Benjamin Netanyahou.

<p>Des manifestants et des juifs orthodoxes devant un bureau de recrutement de l’armée dans la ville de Kiryat Ono, près de Tel Aviv, le 5 mars 2024, lors d’une manifestation contre leur exemption du service militaire</p>
Des juifs ultra-orthodoxes devant un bureau de recrutement de l’armée, en 2024, lors d’une manifestation contre la remise en question de leur exemption du service militaire. ©AFP

Le parti Judaïsme unifié de la Torah (UTJ) a annoncé lundi son départ des postes gouvernementaux et du Parlement israéliens. Mais son allié ultra-orthodoxe, le parti Shas, a fait un autre choix. Mercredi soir, il a annoncé qu'il ne quittera pas la coalition du gouvernement Netanyahou. Il désertera seulement ses postes ministériels. "À cet égard, parler de gouvernement minoritaire après cette démission est à mon sens artificiel, juge Denis Charbit, professeur de sciences politiques israélien. Personne en Israël ne s'émeut vraiment de cet événement. Un parti peut aisément continuer de soutenir la coalition sans avoir de ministère."

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