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"Wir schaffen das": dix ans après cette déclaration phare d'Angela Merkel, quel bilan de l'accueil des réfugiés en Allemagne?

Le 31 août 2015, ces quelques mots prononcés par Angela Merkel – "Nous y arriverons" – ont changé le cours de la vie de millions de réfugiés. Dix ans plus tard, et alors que la défiance envers ces exilés n'a jamais été aussi forte dans le pays, le pays se demande s'il y est vraiment "arrivé".

Salomé Hénon Cohin, correspondante particulière à Berlin
(FILES) Syrian refugee Anas Modamani poses in his flat in Berlin on September 1, 2021, displaying the selfie he took with German Chancellor Angela Merkel outside a refugee centre in Berlin on September 10, 2015, when he was 18-years-old. "We can do this," Angela Merkel famously declared on August 31, 2015 as columns of desperate people walked through the Balkans towards Germany. Civil wars were raging in Syria and Afghanistan, driving the largest wave of refugees since World War II, with the Mediterranean Sea becoming a mass grave. A decade on, Germany has changed dramatically. The country's current leader, Friedrich Merz, is not convinced and has lost little time undoing Merkel's legacy since coming to power in May. (Photo by John MACDOUGALL / AFP)
Le réfugié syrien Anas Modamani pose dans son appartement à Berlin le 1er septembre 2021, montrant le selfie qu'il a pris avec la chancelière allemande Angela Merkel devant un centre pour réfugiés à Berlin le 10 septembre 2015, alors qu'il avait 18 ans. ©AFP or licensors

Ce 31 juillet 2025, le grand jour est arrivé pour Hussam, un ressortissant syrien de 38 ans. À 10 heures, il est sorti du service des nationalités du quartier berlinois de Wedding avec son passeport allemand en poche. Après deux ans de procédure compliquée, et pas mal de doutes, il est enfin devenu allemand. Pas d'effusion pour autant, juste un grand soulagement, raconte-t-il quelques jours plus tard.

Hussam a quitté la Syrie en 2014. Après quelques mois compliqués en Turquie à vivre dans un logement insalubre avec douze autres personnes, il est alors parti pour l'Allemagne avec quelques milliers d'euros en poche, un diplôme d'architecte et des rêves plein la tête.

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