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Entre "soumoud" et exil, la jeunesse palestinienne tiraillée par l'espoir et la survie: "Quitter la Palestine, c'est l'abandonner !"

Face à la pression exacerbée de l'occupation israélienne, de plus en plus de jeunes Palestiniens songent à s'exiler.

<p>Des proches de prisonniers palestiniens attendent leur libération face à la prison israélienne d'Ofer près de Ramallah en Cisjordanie occupée, le 19 janvier 2025</p>
Face à la pression exacerbée de l'occupation israélienne, de plus en plus de jeunes Palestiniens songent à s'exiler. ©AFP

Ces derniers mois, le renforcement de la présence militaire en Cisjordanie et les projets d'annexion portés par l'extrême droite israélienne pèsent sur le moral de la jeunesse palestinienne. Poussée par un élan de vie et de liberté, elle est tiraillée entre volonté de rester et désir d'émigration.

Qaisar, réfugié palestinien de 21 ans, porte le nom d'un empereur de Rome. Sur la tête de ce César-là, pas de lauriers mais une couronne de boucles noires qui encadrent deux yeux verts attentifs. Au-dessus du canapé où il est assis, une dizaine d'impacts de balles. Elles ont été tirées par des soldats israéliens il y a quelques mois. L'armée d'occupation menait alors ici, dans le camp de réfugiés palestiniens de Faraa où Qaisar a grandi, une opération intense qui a mené à l'arrestation de dizaines de Palestiniens et à la destruction de nombreuses infrastructures.

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