La Chine "ne peut pas jouer sur les deux tableaux", Russie et Occident, selon Washington

Les Etats-Unis ont assuré jeudi que le président chinois Xi Jinping ne pouvait pas "jouer sur les deux tableaux" en renforçant ses liens à la fois avec l'Occident et la Russie, alors que le président Vladimir Poutine est actuellement reçu à Pékin.

US President Joe Biden speaks at the National Peace Officers� Memorial Service outside the US Capitol in Washington, DC, May 15, 2024. (Photo by Mandel NGAN / AFP)
Les Etats-Unis ont assuré jeudi que le président chinois Xi Jinping ne pouvait pas "jouer sur les deux tableaux" en renforçant ses liens à la fois avec l'Occident et la Russie, alors que le président Vladimir Poutine est actuellement reçu à Pékin.

La Chine "ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre", a assuré Vedant Patel, un porte-parole du département d'Etat américain, à des journalistes.

"Elle ne peut pas jouer sur les deux tableaux et vouloir de (meilleures) relations avec l'Europe et d'autres pays tout en continuant d'alimenter la plus grosse menace à la sécurité européenne depuis très longtemps", a-t-il ajouté, en référence à la guerre que mène la Russie en Ukraine depuis plus de deux ans.

La Russie et la Chine défendent leur alliance comme un facteur de "paix" dans le monde

Washington estime que la Chine, même si elle n'envoie pas directement d'armes à Moscou, soutient l'effort de guerre russe, ce dont le Secrétaire d'Etat américain Antony Blinken s'est fait l'écho le mois dernier à Pékin.

"Nous trouvons inacceptable que des entreprises chinoises aident Poutine à mener cette guerre contre l'Ukraine", a réitéré jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karine Jean-Pierre.

Ce soutien chinois à l'industrie de défense russe "ne menace pas seulement la sécurité de l'Ukraine, elle menace aussi celle de l'Europe", a dit M. Patel.

Jeudi à Pékin, Xi Jinping et Vladimir Poutine ont défendu l'axe sino-russe comme un facteur de "stabilité" et de "paix" dans le monde.

Le président russe y effectue une visite de deux jours, son premier voyage à l'étranger depuis sa réélection en mars et son deuxième en Chine en un peu plus de six mois.

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