L'avion transportant Julian Assange a atterri en territoire américain
L'avion transportant le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, a atterri mercredi aux îles Mariannes du Nord, territoire américain où il doit être présenté à un juge avant de retrouver la liberté, ont constaté des journalistes de l'AFP.

- Publié le 25-06-2024 à 23h06
- Mis à jour le 26-06-2024 à 00h09

Le lanceur d'alerte australien doit passer devant un juge américain sur l'île de Saipan mercredi à 9h00 locales (23h00 GMT mardi) et gagner libre l'Australie après avoir négocié un accord de plaider-coupable avec la justice américaine qui réclamait son extradition.
Poursuivi pour avoir publié des centaines de milliers de documents confidentiels américains, cet informaticien australien de 52 ans doit comparaître mercredi à 09H00 locales (mardi 23H00 GMT) devant un tribunal fédéral de Saipan, selon des documents judiciaires rendus publics dans la nuit de lundi à mardi.
Après avoir quitté le Royaume-Uni lundi, l'avion de Julian Assange s'est posé à Saipan, principale ville des îles Mariannes mercredi vers 6H20 locales (20H20 GMT mardi), ont constaté des journalistes de l'AFP.
Julian Assange "sera un homme libre une fois l'accord (de plaider coupable, ndlr) validé par le juge", ce qui arrivera "demain" (mercredi), a déclaré mardi depuis l'Australie son épouse Stella à la BBC.
Comme l'indiquent les documents judiciaires, le fondateur de WikiLeaks accepte de plaider coupable d'un chef d'accusation, relatif à "l'obtention et la divulgation d'informations sur la défense nationale", selon Stella Assange, qui a eu deux enfants avec le fondateur de WikiLeaks.
Julian Assange est désormais poursuivi pour un seul chef ("complot pour obtenir et divulguer des informations relevant de la défense nationale"), selon les documents qui citent également sa complice, la militaire américaine Chelsea Manning, à l'origine de cette fuite massive.
"La priorité est à présent que Julian retrouve la santé", "il est dans un état terrible depuis cinq ans" et souhaite "être en contact avec la nature", a ajouté l'avocate sud-africaine.
