Affaire Epstein : voici ce que contient la fameuse "lettre cochonne" supposément signée par Trump, qui le met profondément dans l'embarras
Le Président américain annonce entamer un combat judiciaire contre le Wall Street Journal. Il accuse le titre de presse de diffamation pour la diffusion d'une lettre qu'il aurait adressée à Jeffrey Epstein. Alors qu'il crie à la "fake news", le contenu de cette missive semble bien embarrasser Trump.
- Publié le 19-07-2025 à 13h33
- Mis à jour le 20-07-2025 à 10h23

Au moins dix milliards de dollars. Voilà le montant que réclame Donald Trump au Wall Street Journal pour "diffamation". Le Président des États-Unis accuse le prestigieux titre de presse américain d'avoir diffusé une "Fake News" après la publication d'un article alléguant qu'il aurait adressé une lettre au contenu salace au délinquant sexuel Jeffrey Epstein.
Le document exhumé, qui daterait de 2003, constituerait un indice liant Trump au pédocriminel, décédé en prison en 2019, puisqu'elle comporterait sa propre signature. C'est en tout cas ce que révèle le Wall Street Journal, relayé par nos confrères de Libération. Concrètement, la lettre serait issue d'un "album à reliure de cuir recueillant des dizaines d'autres contributions d'amis et associés d'Epstein à l'occasion de son cinquantième anniversaire, en 2003", affirme le titre français.
Quelques phrases d'un dialogue mystérieux
Parmi ces missives, celle attribuée au Président américain met en scène un dialogue au style cryptique entre lui et Epstein, qui contiendrait ces quelques phrases :
- "Donald : Nous avons certaines choses en commun, Jeffrey."
- "Jeffrey : Oui, c'est vrai, maintenant que j'y pense."
- Donald : "Les énigmes ne vieillissent jamais, tu as remarqué ?"
La fin est rédigée comme suit : "Joyeux anniversaire – et que chaque jour soit un nouveau secret merveilleux." Écrite à la main, elle consiste en "plusieurs lignes de texte dactylographié encadrées par le contour d'une femme nue, apparemment dessinée à la main avec un marqueur épais. Les seins de la femme sont soulignés par deux traits et la signature 'Donald' y apparaît sous la taille de la femme, dans une torsade 'imitant les poils pubiens'", précise le Wall Street Journal.
Une stratégie de défense...quelque peu bancale
Embarrassés par ces potentielles révélations choc, Donald Trump et son entourage se sont empressés de remettre son authenticité en question. Cela étant, comme le souligne Libération, Epstein et Trump faisaient publiquement état de liens particulièrement étroits, notamment au début des années 2000. Ainsi, en 2002, le Président Trump concédait dans les colonnes du New York Magazine connaître "Jeff" depuis quinze ans. "Un type formidable. C'est très amusant d'être avec lui. On dit même qu'il aime les belles femmes autant que moi, et beaucoup d'entre elles sont plutôt jeunes", ajoutait-il à l'époque au sujet de son comparse.
Et puisque les images et vidéos attestant de la bonne entente entre les deux hommes sont difficilement contestables, Trump a visiblement décidé de tenter le tout pour le tout dans une stratégie de défense… quelque peu bancale. Selon Libération, il aurait ainsi déclaré dans un échange téléphonique également relaté par le Wall Street Journal n'avoir "jamais dessiné de sa vie". Un élément dont la véracité a été démontée en quelques heures à peine. Vérification faite, de nombreux croquis réalisés entre 2004 et 2008 ont été identifiés comme ayant été commis par Donald Trump, dont certains au marqueur noir. "En 2008, dans son livre Never Give Up, il revendiquait même faire don 'chaque année, d'un gribouillage signé'", ajoute Libération.
