Donald Trump souhaite un joyeux anniversaire à Narendra Modi pour rétablir le contact entre les deux pays au sujet des droits de douane

Le président américain a appelé le Premier ministre indien pour lui souhaiter un "Happy Birthday" après les tensions liées aux tarifs douaniers imposés par les États-Unis à l'Inde.

(FILES) US President Donald Trump shakes hands with Indian Prime Minister Narendra Modi in the Oval Office of the White House in Washington, DC, on February 13, 2025. President Trump on May 10, 2025, announced a ceasefire agreement between India and Pakistan following deadly attacks between the nuclear-armed rivals. "After a long night of talks mediated by the United States, I am pleased to announce that India and Pakistan have agreed to a FULL AND IMMEDIATE CEASEFIRE," Trump said on Truth Social, praising the two countries for "using Common Sense and Great Intelligence." (Photo by Jim WATSON / AFP)
(FILES) US President Donald Trump shakes hands with Indian Prime Minister Narendra Modi in the Oval Office of the White House in Washington, DC, on February 13, 2025. President Trump on May 10, 2025, announced a ceasefire agreement between India and Pakistan following deadly attacks between the nuclear-armed rivals. "After a long night of talks mediated by the United States, I am pleased to announce that India and Pakistan have agreed to a FULL AND IMMEDIATE CEASEFIRE," Trump said on Truth Social, praising the two countries for "using Common Sense and Great Intelligence." (Photo by Jim WATSON / AFP) ©AFP or licensors

L'appel téléphonique du jour, la veille des 75 ans de Narendra Modi, est le premier signe de courtoisie entre les États-Unis et l'Inde à la suite de la guerre commerciale lancée par les USA sur les tarifs douaniers, d'après la BBC.

Un premier signe "positif" de dégel entre les deux parties, qui fait suite à des discussions ayant eu lieu ces derniers jours pour parvenir à un accord commercial. Leur échange a d'ailleurs été commenté sur X par le Premier ministre indien.

Nouveaux tarifs douaniers de Trump: l'Union européenne se garde encore de riposter, conservant l'espoir d'une solution négociée

"Nous soutenons vos initiatives pour une résolution pacifique du conflit en Ukraine", a encore écrit Narendra Modi, après que le président américain a à plusieurs reprises accusé l'Inde de soutenir l'effort de guerre russe en continuant à lui acheter du pétrole.

Il s'agit du premier coup de fil après le début des sanctions douanières de Trump sur l'Inde, suite à l'achat indien de pétrole russe. Trump déclarait alors que la moitié des droits de douane imposés à 50 % constituait alors une pénalité envers l'Inde, qui se défendait en clamant ses besoins énergétiques.

Le 16 septembre, une équipe dirigée par le négociateur commercial Brendan Lunch s'était déjà entretenue avec Delhi à ce sujet, marquant, non pas le retour des négociations, mais bien une "discussion" visant à "essayer de voir" comment un accord pourrait être trouvé.

Malgré l'enthousiasme des deux hommes à l'occasion de l'anniversaire de Modi, Trump n'a toutefois pas touché aux tarifs douaniers.

La semaine dernière, alors que Trump encourageait l'UE à imposer des droits de douane jusqu'à 100 % pour la Chine et l'Inde afin de stopper la guerre en Ukraine, l'Inde finalisation son accord de libre-échange avec l'UE. La même semaine, Trump a ensuite déclaré sur les réseaux sociaux que les États-Unis et l'Inde "continuaient leurs discussions pour lever les obstacles au commerce" et qu'il s'attendait à une "issue favorable" de ces négociations.

Droits de douane : Les premiers effets de la guerre commerciale avec les États-Unis se font sentir

De leur côté, les experts préviennent que des négociations fortes sont encore en vue pour parvenir à un accord commercial. "Tout progrès dépend de la suppression par Washington des droits de 25 % liés au pétrole. Sans cela, aucune percée n'est politiquement ou économiquement viable", soulignait Ajay Srivastava, du Global Trade Research Initiative, un centre de réflexions basé à New Delhi, au journal québécois La Presse.

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...