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Trois mois après la capture de Maduro, rien n'a changé pour les Vénézuéliens : "L'Administration Trump se contente de cette situation politique"

Le régime reste en place et la situation sociale est toujours aussi précaire.

Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado raises her fist as people cheer while she leaves a meeting with the Venezuelan community in downtown Houston, Texas, on March 24, 2026, after attending the 2026 CERAWeek conference. Machado told AFP on March 24 that her country's formerly all-powerful socialist ideology has been fatally "wounded" by US President Donald Trump. The regime known as "Chavismo" that held Venezuela in its grip for a quarter of a century under Hugo Chavez and his successor Nicolas Maduro is "wounded irreparably and is being dismantled," Machado said. (Photo by RONALDO SCHEMIDT / AFP)
L'opposante Corina Machado travaille sa popularité auprès de la nombreuse communauté vénézuélienne en exil. ©AFP or licensors

Le 3 janvier dernier, un commando militaire américain capturait de façon spectaculaire le président Nicolas Maduro et son épouse en plein cœur de Caracas, la capitale du Venezuela.

Trois mois plus tard, quelques caciques du gouvernement ont été remerciés mais le régime hérité d'Hugo Chavez (1999-2013) est toujours en place. Delcy Rodriguez, l'ex-vice-présidente de Maduro, est devenue présidente par intérim… Tout ça pour ça ?

"L'Administration Trump, qui a mis la main sur le pétrole vénézuélien, se contente de cette situation politique. On est clairement dans le flou, notamment dans le flou juridique. Mais le président Trump en profite pour perturber un peu plus l'hégémonie économique de la Chine sur le continent sud-américain", commente Sébastian Santander, politologue à l'Université de Liège et spécialiste de l'Amérique latine.

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