Trump baisse dans les sondages, encore… : "Les candidats républicains seront en péril"
Le président américain fait face à une vague de mauvais sondages. Même si sa base de supporters reste solide, les républicains commencent à s'inquiéter pour les prochaines élections.

- Publié le 27-05-2026 à 09h01
- Mis à jour le 27-05-2026 à 09h22

Donald Trump n'en est pas à son premier mauvais sondage mais ces derniers jours, cela semble inquiéter au sein de son parti selon Le Parisien. D'autant plus que les élections de mi-mandat approchent à grands pas. Les causes de cette perte de popularité ? L'économie, qui donne beaucoup de soucis aux Américains avec en outre la montée des prix de l'essence mais aussi des mesures difficiles à faire passer pour une partie de la population comme l'engagement des États-Unis dans la guerre en Iran.
Effectivement, une grande partie du mécontentement est occasionnée par la guerre en Iran. 61 % des Américains préféreraient que la guerre ait une durée limitée selon un sondage réalisé par Fox News. Dans un sondage du New York Times et du Siena College, plus de la moitié de la population qui s'est enregistrée pour voter souhaiterait que les opérations militaires cessent même si les États-Unis n'arrivent pas à trouver un accord avec l'Iran. Selon CNN, les sondages effectués sur l'opinion des Américains par rapport à la guerre en Iran expriment que ces derniers ne font plus entièrement confiance au locataire de la Maison-Blanche. D'ailleurs, le dernier sondage réalisé par CNN montre que seulement 20 % de la population a "beaucoup" confiance en les capacités du président à prendre de bonnes décisions sur ce sujet.
Au vu des sondages, il semblerait donc que Donald Trump n'a pas réussi à faire pencher en sa faveur les opinions des Américains sur sa gestion du conflit. Pour CNN, le président devrait se retirer de la guerre maintenant, même s'il est peut-être déjà trop tard…
Taux d'approbation en dessous des 40 %
Malheureusement pour le président, l'opinion des Américains flanche également en ce qui concerne l'économie. 55 % de la population estime que leur situation financière s'est dégradée selon une enquête de Gallup. C'est la première fois que ce résultat dépasse la barre des 50 % dans l'enquête de cet organisme.
Ce qui est le plus alarmant pour le camp de Donald Trump, c'est que le taux d'approbation du locataire de la Maison-Blanche est descendu en dessous de la barre des 40 %. C'est la première fois qu'il descend aussi bas depuis son retour au pouvoir. Beaucoup d'électeurs indépendants, considérés comme indécis – qui peuvent basculer d'un bout du spectre politique à un autre en fonction des élections – ont d'ailleurs une intention de vote différente qu'en 2024. Seulement un tiers de ces derniers compterait voter pour un représentant républicain aux prochaines élections de novembre selon le sondage réalisé par le New York Times avec le Siena College.
La situation s'avère donc compliquée pour le camp républicain et certains commencent à s'inquiéter. Il n'est pas certain que les conservateurs arrivent à garder leur majorité au Congrès, ce qui a poussé Karl Rove, ancien stratège de George W.Bush à écrire : "Plus les messages de la Maison-Blanche sur la guerre et l'économie seront désordonnés, plus les candidats républicains seront en péril. Plus M. Trump s'immiscera dans la campagne, plus il causera de tort aux républicains et à sa propre cause."
Dans certains états, la situation inquiète davantage, au Texas notamment. En effet, le président avait mis en valeur à la primaire républicaine, Ken Paxton. Ce dernier a ensuite gagné les votes des conservateurs. Et pour certains membres du camp de Trump, c'est un problème qui pourrait mener à la perte des élections dans cet état comme l'explique un stratégiste dans Newsweek : "Je pense que les chances des démocrates de l'emporter au Texas sont aujourd'hui meilleures qu'elles ne l'ont été depuis 25 ans". Pour lui, suite à la victoire de Paxton, le candidat favorisé par Trump, toutes les conditions sont réunies pour le parti d'en face : "Il faut un contexte politique favorable aux démocrates. Il faut un candidat démocrate exceptionnel, capable de séduire les électeurs d'autres tendances, et c'est le cas. Et troisièmement, il faut un candidat républicain gravement discrédité, et c'est le cas."