Privées d'école et de travail, les Afghanes condamnées à une vie clandestine

Les Afghanes sont désormais privées d’instruction dans certaines régions, dont Kaboul. Elles sont aussi exclues de presque tous les emplois. Elles tentent donc de s’organiser pour résister.

Privées d'école et de travail, les Afghanes condamnées à une vie clandestine
©AFP
Solène Chalvon-Fioriti, envoyée spéciale à Kaboul pour Libération
Dans l'aube fraîche et polluée de Kaboul, au fond d'une cour délabrée, douze jeunes filles dissertent de géographie. Des éclats de voix aiguë s'échappent de l'obscure bâtisse en pisé. "La rivière Helmand est la plus longue d'Afghanistan, elle mesure 1 100 kilomètres de long. Elle se tarit d'année en année, entraînant de terribles sécheresses…" récite à haute voix Amina, 15 ans. L'adolescente aux yeux clairs suit avec son index le tracé sinueux du cours d'eau sur une carte fanée. "Très bien", se réjouit Morsal, 18 ans, visage gracile au large sourire. La professeure improvisée officie depuis trois mois, à raison de cent...

Cet article est réservé aux abonnés

Profitez de notre offre du moment et accédez à tous nos articles en illimité

Sur le même sujet