Guerre en Ukraine : Revivez notre direct de ce jeudi 24 février

Revivez les derniers événements qui se sont produits en Ukraine ce jeudi 24 février suite à l'invasion russe.

La Rédaction (avec AFP et Belga)

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé à 06h00 heure de Moscou (04H00 HB), une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l'est du pays, et ce alors que la réunion d'urgence du Conseil de sécurité était en cours. Des explosions ont été recensées dans la capitale ukrainienne mais aussi dans la ville portuaire de Marioupol, celle de Charkov au nord-est du pays, à Odessa, port de la mer Noire au sud et à Kramatorsk à l'est. Kiev a affirmé qu'une "invasion de grande ampleur" était en cours. Plusieurs dizaines de morts sont déjà à déplorer.

L'Ukraine a fermé son espace aérien pour l'aviation civile, et la Moldavie voisine a annoncé faire de même. Les vols ont aussi été annulés depuis les aéroports des grandes villes du sud de la Russie, à proximité de l'Ukraine.

--> Notre direct de ce vendredi 25 février est à retrouver ici.

Le fil info:

23h55: Au moins 137 morts ukrainiens

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé vendredi la mort d'au moins 137 de ses concitoyens depuis le début de l'invasion russe jeudi matin.

"137 héros, nos citoyens" ont perdu la vie, a-t-il indiqué dans une adresse vidéo mise en ligne sur le site de la présidence, ajoutant que 316 autres Ukrainiens avaient été blessés lors des combats.

23h35: Le président ukrainien Volodymyr Zelensky décrète la mobilisation générale

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé par décret une mobilisation générale de tous les hommes en âge de combattre par un décret émis jeudi soir. La décision répond aux multiples attaques de l'armée russe entreprises dans le pays dès l'aube jeudi.

Selon le texte, la mesure concernera ceux soumis "à la conscription militaire et les réservistes" et s'appliquera sous 90 jours dans toutes les régions ukrainiennes.

Les administrations locales, avec la participation d'entreprises et d'institutions de "tout type" devront assurer l'arrivée des personnes mobilisées et des véhicules réquisitionnées à des points de rassemblement et des bases militaires, selon le décret.

Les douanes ukrainiennes avaient déjà fait savoir avant la publication du décret de mobilisation générale que les hommes ukrainiens âgés de 18 à 60 ans n'étaient plus autorisés à quitter l'Ukraine.

23h30: La Russie souhaite renverser le gouvernement à Kiev, selon le Pentagone

Le gouvernement américain estime que la Russie prévoit de renverser le gouvernement de Kiev dans le cadre de ses attaques sur l'Ukraine. "C'est notre évaluation que les forces russes ont toutes les intentions de tout simplement décapiter le gouvernement et installer leur propre méthode de gouvernance, ce qui expliquerait ces mouvements vers Kiev", a commenté un haut diplomate de la défense américaine, selon un document du Pentagone jeudi.

L'armée ukrainienne résiste aux soldats russe, précise encore cette déclaration.

23h15: Les hommes âgés de 18 à 60 ans ne sont plus autorisés à quitter l'Ukraine

Les hommes ukrainiens âgés de 18 à 60 ans ne sont plus autorisés à quitter le pays en raison de l'état d'urgence. Il ne leur sera pas permis de traverser les frontières du pays, a annoncé le chef de la douane de la ville de Lviv, Danil Menshikov, dans un message posté sur le réseau social Facebook. Il a demandé à la population de ne pas céder à la panique et de ne pas tenter de traverser les frontières.

22h55: L'OMS débloque 3 millions d'euros pour une aide médicale d'urgence en Ukraine

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a débloqué jeudi 3,5 millions de dollars (3,1 millions d'euros) de son fonds d'urgence pour acheter des dispositifs médicaux d'urgence et les acheminer vers l'Ukraine, a indiqué son directeur général Tedros Adhanom Ghebreyesus dans un communiqué. Il s'est dit très préoccupé par la santé de la population ukrainienne après l'invasion russe du pays. "Le système des soins de santé doit continuer à fournir les soins essentiels aux personnes souffrant de toutes sortes de soucis de santé, du Covid-19 au cancer, en passant par le diabète, la tuberculose et les problèmes de santé mentale, en particulier pour les groupes vulnérables comme les personnes âgées et migrantes", a insisté le patron de l'OMS. "Toutes les parties doivent déployer les plus grands efforts pour s'assurer que les installations médicales, les professionnels de la santé, le transport médical et les fournitures médicales ne soient pas touchés par les attaques", a-t-il demandé. L'OMS surveille la situation et rapportera tout éventuel incident, a-t-il ajouté.

22h: Poutine et Macron s'entretiennent par téléphone au sujet de l'Ukraine

Les présidents russe Vladimir Poutine et français Emmanuel Macron ont discuté jeudi par téléphone du conflit en Ukraine, selon des informations du service de presse du Kremlin, relayées par l'agence russe Tass. L'Élysée a également confirmé, expliquant que M. Macron avait appelé son homologue russe pour "exiger l'arrêt immédiat" de l'offensive menée par l'armée russe en Ukraine. "Au cours d'une conversation téléphonique organisée à l'initiative de la France, le président russe Vladimir Poutine et le président français Emmanuel Macron ont eu un échange d'opinions sérieux et franc sur la situation en Ukraine", a indiqué le service de presse du Kremlin dans un communiqué.

M. Poutine aurait clarifié "les causes et les circonstances qui l'ont mené a décidé d'une opération militaire spéciale", a ajouté le Kremlin.

"Après avoir parlé au président ukrainien, et en concertation avec lui, le président a appelé Vladimir Poutine pour exiger l'arrêt immédiat des opérations militaires russes, en rappelant que la Russie s'exposait à des sanctions massives", a indiqué l'Élysée tandis qu'Emmanuel Macron participait à un sommet européen exceptionnel à Bruxelles.

21h40: les Vingt-sept d'accord pour un nouveau paquet de sanctions "massives" contre la Russie

Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne se sont accordés pour un nouveau paquet de sanctions qui frapperont "massivement et sévèrement" la Russie pour son invasion de l'Ukraine, selon les conclusions publiées en milieu de soirée. Ces sanctions, qui feront l'objet d'une décision formelle vendredi en Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE, couvrent le secteur financier, les secteurs de l'énergie et des transports, les biens à double usage (matériel civil pouvant servir à des fins militaires) ainsi que le contrôle et le financement des exportations, ou encore les interdictions de visas et le gel des avoirs de responsables russes.

21h35: 100.000 personnes ont fui leur foyer en Ukraine, des milliers parties à l'étranger

Environ 100.000 personnes ont fui leur foyer en Ukraine, et plusieurs milliers d'autres ont quitté le pays, cible depuis jeudi matin d'une offensive militaire russe, a affirmé l'ONU jeudi. "Nous pensons qu'environ 100.000 personnes ont dû déjà avoir quitté leur domicile et pourraient être déplacées à l'intérieur du pays, et que plusieurs milliers de personnes ont franchi les frontières internationales", a déclaré à l'AFP une porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), Shabia Mantoo.

21h25: L'Ukraine demande un débat urgent au Conseil des droits de l'homme

L'Ukraine a demandé jeudi au président du Conseil des droits de l'homme la tenue d'un débat urgent sur la situation des droits humains "résultant de l'agression russe", a annoncé l'Onu. Dans un courrier envoyé au président du Conseil, l'Argentin Federico Villegas, l'ambassadrice ukrainienne Yevheniia Filipenko demande que ce débat ait lieu "le plus rapidement possible" lors de sa prochaine session qui démarre la semaine prochaine à Genève et à laquelle doit participer le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov mardi.

La demande de l'Ukraine sera examinée vendredi par le bureau du Conseil.

21h21: Pour le président iranien l'expansion de l'Otan est une "menace grave"

Le président iranien Ebrahim Raïssi a considéré jeudi que l'expansion de l'Otan était une "menace grave", lors d'un appel téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine, qui a lancé à l'aube une offensive militaire contre son voisin ukrainien. "L'expansion de l'Otan est une menace grave pour la stabilité et la sécurité de pays indépendants dans différentes régions", a déclaré M. Raïssi, cité par un communiqué de la présidence iranienne.

20h55: Washington sanctionne 24 personnes et organisations bélarusses pour leur "soutien" à l'invasion russe de l'Ukraine

Washington a annoncé des sanctions contre 24 personnes et organisations bélarusses, accusées d'avoir soutenu et aidé l'invasion de l'Ukraine par la Russie, a annoncé jeudi le département au Trésor, peu après que Joe Biden a annoncé des sanctions visant la Russie.

Ces sanctions visent des banques, des entreprises de défense et de sécurité, des responsables de la défense au sein du gouvernement du Bélarus, et des proches du président bélarusse Alexandre Loukachenko, ciblant "le secteur de la défense et les institutions financières du Bélarus, deux domaines dans lesquels le Bélarus entretient des liens particulièrement étroits avec la Russie", souligne le Trésor dans son communiqué.

20h54: Un avion de transport militaire s'écrase en Russie, l'équipage tué

Un avion de transport militaire s'est écrasé jeudi dans l'ouest de la Russie près de la frontière ukrainienne, a rapporté le ministère de la Défense, ajoutant que son équipage, dont il n'a pas précisé le nombre, avait été tué. Le crash, qui s'est produit dans la région de Voronej et a été confirmé à l'AFP par un porte-parole du ministère, a été causé par un problème technique, ont indiqué les autorités locales citées par les agences de presse russes. Il s'est produit au moment où l'armée russe mène une grande opération dans l'Ukraine voisine.

20h48 : L'invasion russe a fait 57 morts et 169 blessés, selon le ministre ukrainien de la Santé

L'invasion russe de l'Ukraine, lancée jeudi à l'aube, a coûté la vie à 57 Ukrainiens, selon des informations du ministre ukrainien de la Santé, Viktor Ljasko, relayées jeudi soir par l'agence de presse Interfax-Ukraine. On déplore également 169 blessés. Selon M. Ljasko, les hôpitaux ukrainiens peuvent gérer l'afflux pour le moment.

20h20: Le Pentagone va déployer 7.000 soldats supplémentaires en Allemagne

Le Pentagone va déployer 7.000 soldats supplémentaires en Allemagne, a indiqué jeudi un responsable. Le président américain Joe Biden a assuré, dans une allocution télévisée, qu'il défendrait "le moindre pouce de territoire de l'Otan" tout en soulignant qu'il n'enverrait pas de troupes en Ukraine. "Nos forces armées ne vont pas en Europe pour combattre en Ukraine mais pour défendre nos alliés de l'Otan et rassurer ces alliés de l'Est."

20h15: Moscou a une "supériorité aérienne totale" sur l'Ukraine

La Russie a une "supériorité aérienne totale" en Ukraine et veut masser "une force écrasante" autour de la capitale Kiev, a affirmé jeudi un haut responsable du renseignement occidental.

"Les défenses aériennes de l'Ukraine sont maintenant éliminées et ils n'ont plus de force aérienne pour se protéger. Les Russes vont chercher dans les prochaines heures à masser une force écrasante autour de la capitale et la défense revient désormais aux forces terrestres et à la résistance populaire", a expliqué le responsable.

20h07: Près de 1.400 personnes arrêtées en Russie lors de manifestations

Près de 1.400 personnes ont été arrêtées jeudi dans plusieurs villes de Russie lors de manifestations contre la guerre en Ukraine, a rapporté l'ONG spécialisée OVD-Info. Selon cette organisation, au moins 1.391 personnes ont été interpellées dans 51 villes, dont 719 à Moscou et 342 à Saint-Pétersbourg.

L'AFP a assisté à des dizaines d'arrestations sur la place Pouchkine, dans le centre de Moscou, où un important dispositif policier avait été déployé.

Plusieurs rassemblements ont eu lieu en Russie jeudi, réunissant environ un millier de personnes à Saint-Pétersbourg et le double à Moscou, pour dénoncer l'invasion militaire de l'Ukraine ordonnée par Vladimir Poutine.

20h00: "Poutine va devenir un paria sur la scène internationale", assure Biden

Le président américain Joe Biden a assuré jeudi que son homologue russe Vladimir Poutine allait devenir "un paria sur la scène internationale" après sa décision d'attaquer l'Ukraine.

Joe Biden a également affirmé "ne pas prévoir de parler avec Poutine", lors d'une allocution télévisée à la Maison Blanche.

19h55: Biden annonce de nouvelles sanctions économiques envers la Russie

Dans une allocution télévisée, le président américain s'est exprimé sur la situation en Ukraine. Il a annoncé de nouvelles sanctions économiques et des restrictions d'exportation vers la Russie.

Quatre banques russes supplémentaires vont aussi être sanctionnées et plus de la moitié des importations technologiques de la Russie supprimées, a-t-il affirmé lors d'un discours depuis la Maison Blanche.

"Cela imposera un coût sévère à l'économie russe, à la fois immédiatement et à long terme", a prévenu le dirigeant américain.

Joe Biden a promis qu'il défendrait "le moindre pouce de territoire de l'Otan" mais a indiqué qu'il n'enverrait pas de troupes en Ukraine.

19h47: L'Onu débloque 20 millions de dollars pour l'aide d'urgence en Ukraine

L'Onu a débloqué 20 millions de dollars pour l'aide d'urgence humanitaire destinée à l'Ukraine et aux pays voisins, a annoncé jeudi le secrétaire général de l'Organisation, Antonio Guterres, en demandant à nouveau au président russe Vladimir Poutine d'arrêter son offensive militaire dans ce pays.

"Les Nations Unies intensifient leurs opérations humanitaires dans et autour de l'Ukraine et j'annonce que nous allons immédiatement attribuer 20 millions de dollars de notre fonds de réponse pour répondre aux besoins urgents", a déclaré le chef de l'Onu lors d'une brève allocution à des médias.

Cette aide sera distribuée "de manière neutre et impartiale". "Nous aidons les gens qui en ont besoin, peu importe qui et où ils sont", a-t-il précisé.

L'invasion de l'Ukraine "est une erreur, contre la Charte" des Nations Unies, elle "est inadmissible mais elle n'est pas irréversible", a-t-il aussi répété, ajoutant: "je réitère mon appel d'hier soir (mercredi) au président Poutine: arrêtez l'opération militaire, ramenez les troupes en Russie".

19h33: "Si on mord, il faut mordre durement", plaide De Croo à l'Europe

La Belgique demande de renforcer encore le paquet de sanctions contre la Russie que les chefs d'État et de gouvernement de l'UE doivent avaliser ce jeudi soir en sommet à Bruxelles, a indiqué le Premier ministre Alexander De Croo à son arrivée au bâtiment Europa.

"Le paquet sur la table peut être mis en œuvre rapidement, mais il faudrait le renforcer", a dit M. De Croo. Il évoque des sanctions additionnelles, financières, pour rendre aux institutions financières et aux entreprises russes la tâche plus difficile pour opérer dans le système financier international.

"Si on mord, il faut mordre durement. Il ne faudrait pas garder un paquet de sanctions sous la main, car il ne peut pas y avoir grand-chose de plus grave que ce à quoi nous assistons ici", a insisté Alexander De Croo.

19h30: L'OSCE évacue sa mission d'observation en Ukraine

L'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE), seule instance internationale sur le terrain, a ordonné jeudi soir l'évacuation en urgence de sa mission d'observation en Ukraine, en raison des combats en cours.

"J'ai décidé d'évacuer temporairement et dès que possible tous les membres" qui ont été depuis 2014 "nos yeux et nos oreilles impartiaux sur le terrain dans tout le pays", a écrit la secrétaire générale de l'Organisation, Helga Schmid, dans un communiqué.

19h25: Le Conseil de l'Europe "envisage" de nouvelles sanctions contre la Russie

Le Conseil de l'Europe "envisage" de prendre de nouvelles sanctions contre la Russie qui a envahi l'Ukraine, après celles déjà prises en 2014 lorsqu'elle avait annexé la Crimée, a annoncé l'organisation paneuropéenne jeudi soir dans un communiqué.

A l'issue d'une nouvelle "réunion extraordinaire" des représentants permanents de ses 47 Etats membres prévue vendredi après-midi, ceux-ci pourraient invoquer l'article 8 des statuts du Conseil qui permet de suspendre l'ensemble des droits de "représentation" d'un Etat membre voire, dans une étape ultérieure, de l'exclure.

19h: le point sur la situation à 19h

Guerre en Ukraine : Revivez notre direct de ce jeudi 24 février
©D.R.

18h54: La Russie a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl

La Russie a pris le contrôle de la centrale de Tchernobyl, site du pire accident nucléaire de l'histoire en 1986, a annoncé la présidence ukrainienne.

"Après des combats acharnés, nous avons perdu le contrôle du site de Tchernobyl", a déclaré Mikhaïlo Podoliak, un conseiller de la présidence. Kiev avait fait état plus tôt d'affrontements près du dépôt des déchets nucléaires du site.

Après la perte du contrôle de cette zone hautement contaminée, "l'état des installations" de la centrale, de la chape étanche isolant son réacteur accidenté et d'un dépôt pour le combustible nucléaire "est inconnu" et "il est impossible de dire si la centrale est en sécurité", a ajouté le responsable.

"C'est une des menaces les plus graves pour l'Europe", a-t-il ajouté en estimant que les Russes pourraient organiser des "provocations" sur ce site afin d'en rejeter la responsabilité sur l'Ukraine.

18h45: Le G7 s'est mis d'accord sur des sanctions "dévastatrices" contre la Russie

Le président américain Joe Biden a annoncé sur Twitter que les dirigeants du G7 s'étaient mis d'accord jeudi pour infliger des sanctions "dévastatrices" à la Russie, en réponse à l'invasion de l'Ukraine. "Nous sommes aux côtés du courageux peuple ukrainien", a encore déclaré Joe Biden à l'issue d'une réunion virtuelle du G7. Le président américain doit s'adresser à 13h30 (19h30 HB) aux Américains.

18h33: La première journée de l'invasion de l'Ukraine est un "succès", selon l'armée russe

La Russie a affirmé jeudi qu'elle avait rempli "avec succès" tous les objectifs fixés au premier jour de son invasion de l'Ukraine, où les bombardements et affrontements ont fait des dizaines de morts, selon les autorités ukrainiennes.

"Toutes les tâches assignées aux groupes de militaires des forces armées de la Fédération de Russie pour la journée ont été remplies avec succès", a déclaré le porte-parole du ministère de la Défense, Igor Konachenkov.

18h29: Près de 800 personnes arrêtées en Russie aux manifestations anti-guerre

Près de 800 personnes ont été arrêtées jeudi par la police russe à l'occasion de manifestations contre la guerre en Ukraine dans plusieurs villes du pays, a rapporté l'ONG spécialisée OVD-Info.

Selon cette organisation, au moins 788 personnes ont été interpellées dans 42 villes, dont près de la moitié à Moscou, où l'AFP a assisté à des dizaines d'arrestations sur la place Pouchkine, dans le centre.

18h25: L'Ukraine pourrait être "rayée de la carte", avertit Scholz

Le chancelier allemand Olaf Scholz a mis en garde jeudi contre une tentative de Vladimir Poutine de "rayer" l'Ukraine "de la carte" en attaquant militairement le pays. "C'est une tentative de déplacer par la violence les frontières en Europe, voire peut-être de rayer un pays entier de la carte mondiale", a déclaré le chancelier dans une allocution télévisée. "Nous vivons le début d'une guerre comme il n'y en a pas eu depuis plus de 75 ans en Europe", a-t-il ajouté.

"Nous devons veiller à ce que le conflit ne s'étende pas à d'autres pays européens", a-t-il aussi mis en garde. "Je suis d'accord avec le président américain et nos amis européens pour empêcher cela par tous les moyens dont nous disposons", a déclaré le chancelier, appelant Vladimir Poutine à "ne pas sous-estimer la détermination de l'Otan à défendre tous ses membres" ainsi que l'Ukraine.

18h21: Le discours de Biden décalé à 18h30 GMT (19h30 heure belge)

18h18: L'Europe déploiera 500 militaires en Bosnie-Herzégovine

La mission militaire opérationnelle de l'Union européenne (EUFOR) a annoncé le déploiement de 500 soldats en Bosnie-Herzégovine par mesure de précaution afin de venir en aide à leurs partenaires bosniaques et d'assurer leur sécurité, a fait savoir jeudi l'organisation. "La détérioration de la situation sécuritaire au niveau international pourrait déstabiliser la situation en Bosnie-Herzégovine", selon un communiqué de l'organisation de défense, après l'invasion russe de l'Ukraine.

L'organisation européenne a pour but de stabiliser la sécurité au sein d'un pays de l'UE, d'assurer la sécurité de ses citoyens, de faciliter l'acheminement de l'aide humanitaire, ainsi que de garantir le bon déroulement des élections.

18h15: Scholz veut éviter l'extension du conflit à "d'autres pays européens"

"Nous devons veiller à ce que le conflit ne s'étende pas à d'autres pays européens", a mis jeudi en garde Olaf Scholz après l'invasion russe de l'Ukraine.

"Je suis d'accord avec le président américain et nos amis européens pour empêcher cela par tous les moyens dont nous disposons", a déclaré le chancelier dans une adresse à la nation allemande, appelant Vladimir Poutine à "ne pas sous-estimer la détermination de l'Otan à défendre tous ses membres" ainsi que l'Ukraine.

18h01: 13 civils et 9 soldats tués et des pertes territoriales dans le sud de l'Ukraine

Treize civils et neuf militaires ont été tués jeudi dans la région de Kherson, dans le sud de l'Ukraine qui est en partie contrôlée par les troupes russes, a annoncé l'administration régionale. "Treize civils dont deux enfants ont été tués et neuf soldats ukrainiens ont trouvé la mort dans l'attaque contre la région de Kherson", a déclaré l'administration sur Facebook. La ville de Guenitchesk est sous contrôle russe, selon la même source.

17h57: "Aucun autre moyen" pour défendre la Russie, dit Poutine

La Russie n'avait "pas d'autre moyen" pour se défendre que de lancer ses forces en Ukraine, a affirmé jeudi le président Vladimir Poutine, au moment où l'armée russe est en train de mener une invasion de ce pays voisin. "Ce qui se déroule actuellement relève de mesures contraintes car on ne nous a laissé aucun autre moyen de procéder autrement", a déclaré M. Poutine lors d'une réunion télévisée avec des hommes d'affaires à Moscou.

Il a également assuré que la Russie ne voulait pas porter atteinte au système économique mondial, ni en être exclue, alors que son invasion de l'Ukraine a pétrifié les marchés et expose Moscou à des sanctions dévastatrices.

"La Russie continue de prendre part à l'économie mondiale, nous ne nous apprêtons pas à lui porter atteinte", a dit Vladimir Poutine devant des représentants russes du monde des affaires réunis sous les ors du Kremlin. "Il me semble que nos partenaires doivent comprendre et ne pas se fixer pour objectif de nous pousser en dehors du système."

17h37: "Les Russes ont l'intention de décapiter le gouvernement et d'installer leur propre gouvernance"

L'offensive russe en Ukraine vise à "décapiter" le gouvernement à Kiev et installer à la place un régime favorable à Moscou, a affirmé jeudi un responsable militaire américain. L'armée russe a lancé son attaque par une centaine de tirs de missiles balistiques visant selon lui principalement des infrastructures militaires.

"Fondamentalement, ils ont l'intention de décapiter le gouvernement et d'installer leur propre gouvernance", a-t-il déclaré, sous couvert d'anonymat.

La phase initiale se concentre d'après lui sur des villes-clés et le Pentagone s'attend à ce que les Russes attaquent la capitale Kiev.

"Nous n'avons jamais vu une manoeuvre de ce genre, d'Etat nation à Etat nation depuis la Seconde Guerre mondiale, certainement rien de cette ampleur, portée et échelle", a-t-il affirmé.

Jusqu'ici, les Russes ne sont selon lui pas encore entrés dans l'Ouest de l'Ukraine et il n'y a "aucune indication" d'une attaque amphibie dans le sud depuis la mer Noire.

Le responsable américain n'a pas donné d'estimation des dommages subis par l'armée ukrainienne. "Nous avons vu des signes selon lesquels ils résistent et contre-attaquent", a-t-il toutefois déclaré.

17h08: Des dizaines de manifestants anti-guerre arrêtés à Moscou et Saint-Pétersbourg



16h57: Selon le président ukrainien, les Russes ont conquis un aéroport militaire aux portes de Kiev

Les Russes ont conquis un aéroport militaire situé à une quarantaine de kilomètres de Kiev, la capitale de l'Ukraine, a reconnu jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky en promettant de le reprendre. Selon M. Zelensky, qui s'exprimait dans un discours vidéo, l'aéroport a été pris par les forces russes mais le débarquement de parachutistes à Gostomel, où il est situé, a été "bloqué" et les forces ukrainiennes ont "reçu l'ordre de les détruire".

16h45: La Russie a promis une "réplique sévère" aux sanctions de l'UE

16h25: La capitale ukrainienne Kiev impose un couvre-feu

Le maire de Kiev Vitaly Klitschko a annoncé jeudi l'imposition d'un couvre-feu dans la capitale ukrainienne afin de préserver "la sécurité" des habitants après le début de l'invasion russe de l'Ukraine. "Le couvre-feu durera de 22h00 à 07h00", a ajouté le maire dans un communiqué, précisant que les transports publics ne fonctionneraient pas pendant cette période mais que les stations de métro allaient rester ouvertes en permanence pour servir d'abris en cas de frappes.

16h15: "Les soldats ukrainiens sacrifient leurs vies pour éviter un second Tchernobyl", affirme le président ukrainien

Des combats sont en cours à Tchernobyl près d'un dépôt de déchets nucléaires et les soldats ukrainiens "sacrifient leur vie" pour éviter la répétition de la catastrophe nucléaire de 1986, a déclaré le président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Les forces d'occupation russes tentent de prendre la centrale de Tchernobyl. Nos défenseurs sacrifient leur vie pour que la tragédie de 1986 ne se répète pas", a-t-il déclaré.


Quelques minutes plus tôt, le conseiller du ministère de l'Intérieur Anton Guerachtchenko avait annoncé que des combats étaient en cours près du dépôt des déchets nucléaires de la centrale de Tchernobyl où les forces russes ont pénétré depuis le Bélarus.

"Les troupes des occupants sont entrées depuis le Bélarus dans la zone de la centrale de Tchernobyl. Les membres de la Garde nationale qui protègent le dépôt opposent une résistance acharnée", a-t-il écrit sur Telegram.

"Si le dépôt était détruit par des frappes d'artilleries de l'adversaire, la poussière radioactive recouvrirait l'Ukraine, le Bélarus et les pays de l'UE", a-t-il ajouté.

Le quatrième réacteur de la centrale de Tchernobyl a explosé en avril 1986, contaminant une grande partie de l'Europe.

Le chef des armées ukrainiennes a auparavant indiqué que "quatre missiles balistiques avaient été tirés" depuis le Bélarus" dans la direction sud-ouest.


16h05: Biden s'exprimera jeudi à 17h30 GMT

Le président américain Joe Biden s'adressera à 17h30 GMT (12h30 heure locale) aux Américains à propos "de l'attaque non provoquée et injustifiée de l'Ukraine par la Russie", a fait savoir la Maison Blanche dans un communiqué.

Il doit évoquer la riposte des Etats-Unis, qui ont promis d'ébranler profondément l'économie et la finance russes, après s'être concerté avec ses homologues du G7.

15h52: Des combats à Tchernobyl, près du dépôt de déchets nucléaires

Des combats sont en cours près du dépôt des déchets nucléaires de la centrale de Tchernobyl où les forces russes ont pénétré depuis le Bélarus, a annoncé jeudi le conseiller du ministère de l'Intérieur Anton Guerachtchenko.

"Les troupes des occupants sont entrées depuis le Bélarus dans la zone de la centrale de Tchernobyl. Les membres de la Garde nationale qui protègent le dépôt opposent une résistance obstinée", a-t-il écrit sur Telegram.

15h49: L'ambassadeur de Russie a été convoqué par l'UE

L'ambassadeur de Russie auprès de l'Union européenne, Vladimir Chizhov, a été convoqué à Bruxelles par le Service européen pour l'action extérieure à la suite de l'invasion de l'Ukraine par son pays, a indiqué jeudi le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. Le diplomate s'est vu signifier "la condamnation la plus ferme" par l'UE de cette invasion et la demande au président russe Vladimir Poutine de cesser immédiatement ses opérations militaires et de retirer sans condition toutes ses forces et son matériel militaire de l'ensemble du territoire de l'Ukraine.

L'ambassadeur russe a aussi été informé qu'une réponse ferme de l'UE sera décidée lors du sommet européen de ce jeudi soir, comprenant un nouvel ensemble de mesures restrictives, tant sectorielles qu'individuelles, coordonnées avec les partenaires de l'UE.

15h43: Le point à la Chambre

La ministre de la Défense belge Ludivine Dedonder a fait le point à la Chambre ce jeudi. "Comme vous avez pu le constater cette nuit, des moyens ont été utilisés pour attaquer directement l'Ukraine sur son territoire. Des missiles de croisière, des bombardements aériens ont permis d'attaquer des centres décisionnels du gouvernement et des aéroports. On voit également des invasions terrestres provenant de Biélorussie et de Crimée. (...) Nous suivons au plus près la situation afin de contribuer à la désescalade, de protéger les frontières de l'Alliance et de soutenir notre partenaire ukrainien. (...) La Belgique se tient prête pour fournir l'aide nécessaire à l'Otan. Elle jouera son rôle avec ses alliés."

15h15: Des combats en cours pour une base militaire près de Kiev, selon l'armée ukrainienne

L'armée ukrainienne a annoncé jeudi que des combats étaient en cours pour le contrôle d'un aéroport militaire de Gostomel, près de Kiev.

"Des combats sont en cours pour l'aéroport de Gostomel" situé à quelques kilomètres au nord-ouest de Kiev, a annoncé le chef des armées ukrainiennes Valery Zaloujny. Des images sur les réseaux sociaux montrent qu'il a fait l'objet semble-t-il d'une attaque par de nombreux hélicoptères. La situation est également "tendue" dans le sud du pays où des combats sont menés pour les villes de Guenitchesk, Skadovsk et Chaplynka, dans la région de Kherson, près de la Crimée, a-t-il ajouté.


14h57: La Russie dit avoir détruit 74 installations militaires, dont 11 aérodromes

L'armée russe a affirmé jeudi avoir détruit 74 installations militaires, dont 11 aérodromes, en Ukraine, où Moscou a lancé dans la matinée une opération militaire d'envergure.

"À la suite des frappes des forces armées russes, 74 installations terrestres de l'infrastructure militaire ukrainienne ont été mises hors service. Cela comprend 11 aérodromes de l'armée de l'air", a annoncé à la télévision le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère de la Défense russe.

Il a aussi annoncé la destruction de "trois postes de commandement, une base navale ukrainienne et 18 stations radar des systèmes de défense antimissile S-300 et Buk-M1" ukrainiens, ainsi qu'un "hélicoptère d'attaque" et "quatre drones Bayraktar TB-2" de fabrication turque.

M. Konachenko a aussi indiqué qu'un chasseur russe Su-25 s'était écrasé "à la suite d'une erreur de pilotage" et que le pilote s'était éjecté et se trouvait "en toute sécurité et dans son unité militaire".

14h53: Les autorités russes promettent des sanctions en cas de manifestations anti-guerre

Les autorités russes ont promis jeudi de réprimer toute manifestation "non autorisée" organisée dans le pays contre la guerre en Ukraine, où Moscou a lancé une opération militaire d'ampleur dans la matinée. Le ministère de l'Intérieur, le Parquet et le Comité d'enquête russes ont tous mis en garde les Russes contre toute action de protestation.

Le Comité d'enquête a souligné que les participants à des rassemblements au sujet de "la situation tendue en matière de politique étrangère" ou à des heurts s'exposaient à des poursuites. "Nous vous rappelons que les appels à participer et la participation directe à de telles actions non autorisées entraînent de graves conséquences judiciaires", a-t-il averti.

14h30: Alexander De Croo s'exprime à la Chambre

Le Premier ministre belge s'exprimait ce jeudi à 14h30 à la Chambre. "Si nous n'agissons pas, Poutine ne s'arrêtera pas", a notamment mis en garde le Premier.

De Croo a également confirmé que la Belgique s'inscrirait dans la voie de la défense et la dissuasion mais que ses actions resteraient proportionnelles et "non escalatoires".

14h25: L'UE promet des "sanctions massives" et se dit prête à accueillir les réfugiés ukrainiens

L'Union européenne s'apprête à introduire jeudi des "sanctions financières massives" contre Moscou et se tient prête à accueillir les réfugiés victimes de l'invasion russe en Ukraine, a affirmé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au terme d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, et le président du Conseil européen, Charles Michel, au quartier général de l'Alliance à Bruxelles.

Les trois représentants ont rappelé leur unité face à l'incursion russe en Ukraine. "Il s'agit d'actes atroces contre un pays souverain et sa population", a dénoncé Mme von der Leyen, lors d'une conférence de presse conjointe.

Elle a qualifié l'invasion de l'Ukraine par la Russie "d'enjeu sécuritaire d'ordre international".

L'Union européenne prévoit de riposter avec des sanctions financières et coordonnées avec les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Canada, la Norvège, mais aussi le Japon et l'Australie. "M. Poutine va devoir expliquer (l'impact des sanctions sur l'économie russe) à ses concitoyens. Je suis persuadée que les Russes ne veulent pas de cette guerre", a martelé la présidente de la Commission.

"Nous avons travaillé depuis des semaines à nous tenir prêts à faire face au pire scénario. Cela implique une indépendance du gaz russe et l'afflux potentiel de réfugiés (en provenance d'Ukraine)", a indiqué Mme von der Leyen.

"Moscou a essayé de nous diviser, mais elle a échoué", a-t-elle conclu.

14h05: L'UE appelle le Bélarus à "ne pas prendre part" à l'offensive russe en Ukraine

Le président du Conseil européen Charles Michel a appelé jeudi le Bélarus à "ne pas prendre part" à l'offensive russe en Ukraine, alors que selon Kiev, la Russie se sert du territoire bélarusse pour son invasion.

"Je lance un appel au Bélarus et à son peuple. Vous avez le choix de ne pas suivre l'action destructrice de la Russie. Vous avez le choix de ne pas prendre part à cette tragédie inutile contre vos voisins en Ukraine", a déclaré le responsable européen, alors que Minsk, allié de Moscou, est déjà sous le coup de sanctions occidentales. Le président bélarusse a affirmé que son armée ne participait pas à l'invasion de l'Ukraine.

13h37: Cet "acte de guerre" aura "des conséquences profondes, durables sur nos vies", dit Macron

Les sanctions seront "à la hauteur de l'agression, nous serons sans faiblesse", dit Macron. Le président français a estimé que cette invasion était un "tournant dans l'histoire de l'Europe".

13h36: Boris Johnson qualifie Poutine de "dictateur"

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a averti jeudi que les Occidentaux imposeraient des sanctions "massives" visant l'économie russe en réaction à l'invasion de l'Ukraine, qualifiant Vladimir Poutine de "dictateur".

"Diplomatiquement, politiquement, économiquement et, en fin de compte, militairement, cette entreprise atroce et barbare de Vladimir Poutine doit se solder par un échec", a déclaré le chef du gouvernement dans une adresse télévisée aux Britanniques. "Nous ne pouvons, et nous n'allons pas, détourner le regard".

Il a estimé que "la flamme de la liberté" brillerait de nouveau en Ukraine. "Malgré toutes ses bombes, tous ses chars et tous ses missiles, je ne crois pas que le dictateur russe parviendra jamais à miner le sentiment national des Ukrainiens et leur conviction passionnée que leur pays doit être libre", a-t-il déclaré.

13h35: Un avion militaire ukrainien s'écrase près de Kiev avec 14 personnes à bord

Un avion militaire ukrainien s'est écrasé jeudi près de Kiev avec 14 personnes à bord, a annoncé le service d'Etat pour les situations d'urgence.

L'appareil est tombé près du village de Trypillia, à une cinquantaine de kilomètres au sud de la capitale ukrainienne, selon la même source.

13h15: Le Premier ministre belge, Alexander De Croo, s'entretenait à 13h avec son homologue ukrainien, Denys Chmylal.

Le Premier ministre, Alexander De Croo, s'entretenait à 13h avec son homologue ukrainien, Denys Chmylal, a fait savoir jeudi son cabinet. Les deux chefs de gouvernement abordaient la situation en Ukraine et les besoins précis des autorités ukrainiennes afin de préparer les discussions avec les partenaires européens. Un conseil européen extraordinaire est prévu ce jeudi à 20h à Bruxelles. Le gouvernement s'est réuni à 10h30 en comité restreint à la suite de l'agression armée perpétrée par la Russie contre l'Ukraine. Outre l'ambassadeur belge auprès de l'OTAN, le chef de la Défense (CHOD) et le chef du Service général de Renseignement et de Sécurité (SGRS -renseignement militaire) participaient à la réunion.

13h10: Boris Johnson l'annonce: les Occidentaux vont imposer des sanctions "massives" à la Russie

13h00: Percée des forces russes dans la région de Kiev

Des forces russes ont pénétré dans la région de Kiev depuis le Bélarus pour mener une attaque avec des missiles Grad sur des cibles militaires, ont annoncé jeudi les gardes-frontières ukrainiens dans un communiqué.

Une journaliste de l'AFP a constaté la présence de plusieurs hélicoptères non identifiés volant en groupe à basse altitude dans la banlieue de Kiev, la capitale ukrainienne.

12h50: Des Ukrainiens tentent de fuir par tous les moyens

De nombreux Ukrainiens tentaient par tous les moyens jeudi de quitter le pays, après l'invasion russe lancée par le président Vladimir Poutine, rapporte entre autres la chaîne CNN, sur la base de témoignages. Des images montrent des routes aux abords de la capitale Kiev chargées de voitures qui tentent de fuir la ville. Des files étaient aussi constatées aux stations-service. "Le trafic se déplace le plus vite possible dans la même direction, l'Ouest, vers des zones plus sûres", a commenté un journaliste de CNN.

Plusieurs pays ont déjà réagi par rapport à l'afflux attendu de réfugiés venant d'Ukraine. La Moldavie a déjà annoncé que le pays était prêt à accueillir des dizaines de milliers de réfugiés. La présidente moldave Maia Sandu a également déclaré qu'elle comptait déclarer l'état d'urgence en raison de l'invasion russe.

Le ministère russe de la Défense a par ailleurs indiqué qu'un "exercice anti-terroriste" serait mené en Transnitrie, région moldave séparatiste. Un nombre inconnu de soldats russes y sont stationnés. La Finlande se dit également prête à accueillir des réfugiés, selon la Première ministre Sanna Marin, tout comme la Macédoine du Nord.

12h45: Erdogan dénonce "un coup dur porté à la paix"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a dénoncé jeudi "un coup dur porté à la paix et à la stabilité régionale" après l'invasion de l'Ukraine par l'armée russe, dans une allocution au siège de la présidence retransmise à la télévision.

"Nous rejetons cette opération inacceptable", a poursuivi le chef de l'Etat, réitérant ses appels à régler les problèmes "par le dialogue".

M. Erdogan, dont le pays, membre de l'Otan, est un proche allié de l'Ukraine, mais également lié à Moscou par de nombreux accords commerciaux, a "réitéré son appel à régler les problèmes par le dialogue, dans le cadre des accords de Minsk" signés en 2014 et 2015.

Le président turc a précisé s'être entretenu jeudi matin avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky auquel il a "réitéré le soutien de la Turquie à la lutte de l'Ukraine pour protéger son intégrité territoriale".

12h40: les conséquences du conflit sur les bourses européennes

Guerre en Ukraine : Revivez notre direct de ce jeudi 24 février
©DR


12h35: "L'opération militaire russe en Ukraine durera le temps nécessaire"

Le calendrier de l'opération militaire russe en Ukraine sera défini par le président Vladimir Poutine, a affirmé le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. L'opération durera le temps nécessaire, en fonction de ses "résultats" et sa "pertinence", a ajouté le Kremlin, estimant que les Russes soutiendraient une telle offensive.

Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a aussi affirmé aux journalistes que Moscou avait pour objectif l'imposition d'un "statut neutre" à l'Ukraine, sa démilitarisation et l'élimination des "nazis" qui selon lui se trouvent dans le pays.

12h28: Dix-huit personnes tuées dans des "frappes militaires" dans le sud de l'Ukraine

12h26: "C'est la guerre de Poutine"

L'invasion russe de l'Ukraine "met en danger la vie d'innombrables innocents" et "remet en cause la paix" en Europe, a estimé jeudi Olaf Scholz.

"Le président russe enfreint une fois de plus de manière flagrante le droit international", a dénoncé dans une déclaration à la presse le chancelier allemand, pour qui "rien ne peut justifier tout cela".

"C'est la guerre de Poutine", a martelé le dirigeant allemand qui a convoqué les députés allemands en session extraordinaire dimanche.

"Poutine apporte ainsi la souffrance et la destruction à ses voisins directs, il viole la souveraineté et les frontières de l'Ukraine, il met en danger la vie d'innombrables innocents en Ukraine et en fin de compte, il remet en cause la paix sur notre continent", a fustigé le successeur d'Angela Merkel.

"En tant que président du G7, je m'engagerai cet après-midi, lors d'une vidéoconférence des chefs d'Etat et de gouvernement du G7, en faveur d'une réaction uniforme et claire", a-t-il prévenu, promettant de "nouvelles sanctions sévères" contre Moscou.

"Nous verrons que Poutine a commis une grave erreur avec sa guerre", a-t-il asséné, demandant à la Russie de "stopper immédiatement l'attaque militaire et le bain de sang".

12h24: Deux cargos privés russes touchés par un missile ukrainien en mer d'Azov, plusieurs blessés

12h22: La France va "renforcer son soutien à l'Ukraine sous toutes ses formes", affirme le ministre des Affaires étrangères. Macron s'exprimera en début d'après-midi.

12h18: De Croo fera une déclaration à l'ouverture de la séance plénière de la Chambre

Le Premier ministre, Alexander De Croo, fera une déclaration jeudi à 14h15, à l'ouverture de la séance plénière de la Chambre, à propos de l'agression de l'Ukraine par la Russie, a indiqué jeudi son cabinet. Le gouvernement s'est réuni à 10h30 en comité restreint à l'issue du conseil des ambassadeurs auprès de l'OTAN. L'ambassadeur belge auprès de l'Alliance atlantique, le Chef de la Défense et le chef du Service Général de Renseignement et de Sécurité (SGRS - renseignement militaire) ont participé à la réunion.

12h07: Sommet de l'Otan sur l'invasion de l'Ukraine vendredi en visioconférence

12h03: "Nous avons relevé le niveau de préparation de nos forces pour répondre à toute éventualité", prévient l'Otan

L'Otan a déployé des forces terrestres et aériennes défensives supplémentaires dans la partie orientale du territoire de l'Alliance, ainsi que des moyens maritimes supplémentaires, d'après une déclaration commune des pays alliés au terme du Conseil extraordinaire de l'atlantique nord sur l'attaque de l'Ukraine par la Russie. "Nous avons relevé le niveau de préparation de nos forces pour répondre à toute éventualité", d'après les alliés. Des consultations au titre de l'article 4 du traité de Washington (qui prévoit des consultations d'urgence si un membre de l'alliance est menacé, ndlr) ont été menées. "Nous avons décidé, en application de nos plans de défense visant à protéger tous les Alliés, de prendre des mesures supplémentaires pour renforcer encore la dissuasion et la défense dans l'ensemble de l'Alliance. Les mesures que nous prenons sont et demeurent préventives, proportionnées et non constitutives d'une escalade", selon le communiqué.

"Le prix politique et économique que la Russie aura à payer sera très élevé", ont conclu les pays alliés de l'Otan.

11h29: Le président ukrainien compare la démarche de Poutine à celle d'Hitler

Dans une allocution télévisée, le président de l'Ukraine a estimé que la Russie avait agi de manière "rusée", agissant à peu près comme Hitler pendant la Seconde Guerre Mondiale. "La Russie est sur la voie du mal", a-t-il ajouté, en direct à la télévision. Il a enfin mis en garde la Russie, estimant qu'elle avait déjà subi de lourdes pertes et que cela allait continuer. "Cette matinée est entrée dans l'Histoire", a estimé le président ukrainien.

11h18: Boris Johnson demande une réunion d'urgence des dirigeants de l'Otan

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a appelé jeudi à la tenue d'une réunion d'urgence "dès que possible" des chefs d'Etat ou de gouvernement de l'Otan au sujet de l'invasion russe de l'Ukraine, qu'il a qualifiée de "catastrophe pour le continent" européen. "C'est une catastrophe pour notre continent", a-t-il tweeté, confirmant qu'il allait s'adresser aux Britanniques et ajoutant: "Je vais aussi m'entretenir avec les autres dirigeants du G7 et j'appelle à une réunion d'urgence de tous les dirigeants de l'Otan dès que possible".



11h04: Plus de 40 soldats et une dizaine de civils tués jeudi

Au moins 40 soldats et une dizaine de civils ont été tués jeudi aux premières heures de l'invasion russe de l'Ukraine, a annoncé à la presse un conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky. "Je sais que plus de 40 militaires ukrainiens ont été tués et plusieurs dizaines blessés et il est question d'une dizaine de civils tués", à travers le pays, a déclaré Oleksiy Arestovych. Ces pertes sont causées par des frappes aériennes et de missiles jeudi matin, a-t-il précisé.

10h46: L'armée russe annonce des gains territoriaux des séparatistes dans l'est de l'Ukraine

L'armée russe a annoncé jeudi que les séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine qu'elle assiste ont réalisé des gains territoriaux face à l'armée ukrainienne, alors que Kiev est confronté depuis la matinée à une invasion militaire. Selon le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, qui s'exprimait à la télévision, les rebelles ont avancé de trois kilomètres dans la région de Donetsk et d'un kilomètre et demi dans celle de Lougansk. Il a assuré que la Russie visait des cibles militaires et que les civils n'avaient "rien à craindre".

10h40: L'Ukraine rompt ses liens diplomatiques avec la Russie

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé jeudi, dans une adresse à la nation, la rupture des liens diplomatiques avec Moscou, au premier jour de l'invasion de son pays par les forces armées russes. "Nous avons rompu les liens diplomatiques avec la Russie", a-t-il déclaré alors que ces relations avaient été maintenues même après l'annexion de la Crimée par la Russie en 2014.

10h30: La réunion du gouvernement belge en Comité restreint a débuté

Le gouvernement fédéral s'est réuni jeudi en comité restreint à 10h30, a annoncé le cabinet du Premier ministre, Alexander De Croo. Outre l'ambassadeur belge auprès de l'OTAN, le chef de la Défense (CHOD) et le chef du Service Général de Renseignement et de Sécurité (SGRS - renseignement militaire) participeront à cette réunion d'urgence du "kern".

10h04: L'armée ukrainienne affirme avoir tué une cinquantaine d'"occupants russes".


L'armée ukrainienne a affirmé jeudi avoir tué une cinquantaine "d'occupants russes" dans la région de Lougansk (est), alors que l'Ukraine fait face à une invasion de Moscou lancée dans la matinée. "Le 24 février, près de 50 occupants russes ont été liquidés près de la localité de Chtchastia", dans l'est de l'Ukraine, a assuré l'état-major de l'armée ukrainienne dans un communiqué. Le terme "d'occupant russe" peut désigner tant les soldats russes que les combattants séparatistes prorusses de l'est de l'Ukraine.

9h33: Au moins sept soldats ukrainiens sont morts

Au moins sept soldats ont péri dans les bombardements russes en Ukraine, a rapporté jeudi le ministère de l'Intérieur. Quinze autres ont été blessés et 19 soldats sont toujours portés disparus. L'un des soldats décédés est un garde-frontière qui a été tué par un tir de missile provenant de la Crimée, selon des sources ukrainiennes. CNN avait rapporté plus tôt dans la matinée que le nombre de victimes se comptait par centaines. Le ministère de l'Intérieur a également signalé qu'un pont enjambant la rivière Inhulez, dans le sud de l'Ukraine, s'était effondré.

9h29: "Le président ukrainien a donné l'ordre qu'un maximum de pertes soient infligées à l'agresseur"

Le président ukrainien a donné l'ordre à ses troupes d'infliger le maximum de pertes aux militaires russes qui envahissent son pays, a indiqué sur Facebook le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, le général Valery Zaloujni. "Le commandant suprême des forces armées (le président Volodymyr Zelensky) a donné l'ordre qu'un maximum de pertes soient infligées à l'agresseur", a indiqué le général, assurant que l'armée "contrait avec dignité" les attaques ennemies. Des rapports de l'autorité frontalière ukrainienne font état de chars russes qui ont traversé le territoire ukrainien, entrant dans la région de Lougansk. Le ministre de la Défense a appelé chaque Ukrainien "capable de tenir une arme entre ses mains" à rejoindre les forces armées et la défense territoriale.

9h27: Le ministère russe de la Défense affirme que "les troupes ukrainiennes quittent leurs positions en grand nombre"

Les troupes ukrainiennes quittent leurs positions en grand nombre, déposant leurs armes, a affirmé jeudi le ministère russe de la Défense dans un communiqué, citant les renseignements. "Selon les renseignements, les troupes et les membres des services des forces armées ukrainiennes quittent leurs positions en grand nombre, déposant leurs armes. Aucune frappe n'est effectuée sur les positions des unités des forces armées ukrainiennes qui ont déposé leurs armes", indique le communiqué.

9h25: Les séparatistes affirment avoir pris deux villes à l'Est de l'Ukraine

Des séparatistes en Ukraine disent avoir pris les deux petites villes de Stanytsia Louhanska et Chtchastia, à l'Est de l'Ukraine, tandis que les autorités de Kiev confirment que les forces pro-russes ont avancé dans les territoires contrôlés par les troupes gouvernementales. L'armée russe a avancé vers les villes de Milove et Horodychtche, a ajouté le ministre de l'Intérieur à Kiev. En outre, des dépôts de munitions dans les régions de Khmelnytskyï à l'ouest et de Dnipro, au sud, ont été touchés par des roquettes. Une tour de télévision a par ailleurs été détruite à Loutsk. Des casernes auraient aussi été attaquées à l'ouest, dans la région de Vinnytsi et dans les environs de Kiev.

9h20: L'agence de presse Reuters partage des vidéos des Ukrainiens quittant massivement Kiev après une opération militaire russe.




9h16:
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel ont évoqué jeudi matin dans une déclaration commune la préparation de nouvelles sanctions européennes envers la Russie. Un nouveau paquet de sanctions est "en train d'être finalisé par la Commission et le Service européen pour l'action extérieure, en coordination étroite avec des partenaires", indiquent-ils dans ce texte transmis à la presse. Le Conseil (Etats membres) "les adoptera rapidement", précisent-ils. Ce paquet sera en tout cas présenté jeudi soir à la réunion des chefs d'Etat et de gouvernement convoquée mercredi en urgence par Charles Michel. Les dirigeants des 27 doivent se retrouver à Bruxelles à partir de 20h00.



8h53:
Le gouvernement polonais a annoncé jeudi avoir demandé jeudi à l'Otan d'activer l'article 4 du traité de l'Alliance qui prévoit des consultations en cas de menace à la sécurité de l'une des parties, à la suite de l'attaque russe contre l'Ukraine. "Il y a un instant, l'ambassadeur (polonais, ndlr) à Bruxelles a soumis une telle demande au secrétaire général de l'Otan, avec un groupe d'alliés", a déclaré le porte-parole du gouvernement polonais Piotr Müller.

8h50:
Le Premier ministre Alexander De Croo a convoqué ce matin un kern pour des consultations d'urgence suite à l'invasion russe de l'Ukraine.

8h49: Macron convoque un conseil de défense national à 09H00.

8h46:
La Russie risque "un isolement sans précédent", selon l'UE.

8h45:
Les garde-frontières ukrainiens annoncent un premier mort dans l'invasion russe. "Suite à des tirs de roquettes (...) depuis le territoire de la Crimée occupée, un garde-frontière a été tué", a appris l'AFP.

8h40 :
Des forces terrestres russes sont entrées sur le territoire ukrainien, notamment depuis la Crimée annexée, ont indiqué jeudi les garde-frontières ukrainiens alors que Moscou a lancé une opération militaire dans le pays. "Des véhicules militaires russes, y compris des blindés, ont violé la frontière dans les régions de Tcherniguiv (nord, frontière bélarusse), Soumy (nord-est, frontière russe), Lougansk et Kharkiv (est, frontière russe)" par le point de passage entre la péninsule et la partie continentale de l'Ukraine, ont indiqué les garde-frontières en publiant une vidéo sur laquelle on voit des véhiculés marqués de la lettre Z.

8h35 : Des séparatistes en Ukraine disent avoir pris les deux petites villes de Stanytsia Louhanska et Chtchastia, à l'Est de l'Ukraine, tandis que les autorités de Kiev confirment que les forces pro-russes ont avancé dans les territoires contrôlés par les troupes gouvernementales.

8h30 : "Les informations des médias étrangers sur un avion russe qui aurait été abattu au-dessus de l'Ukraine ne correspondent pas à la réalité", a déclaré jeudi le ministère russe de la Défense.

8h20 : La milice populaire de la République populaire de Lougansk (RPL) exhorte les membres des services ukrainiens à déposer leurs armes et à s'abstenir de suivre les ordres de leurs commandants, a déclaré le porte-parole de la milice, Ivan Filiponenko, dans une allocution vidéo jeudi. "J'appelle les membres des forces armées ukrainiennes à déposer leurs armes, à quitter leurs positions et à s'abstenir de suivre les ordres illégaux de leurs commandants. C'est la seule façon pour eux d'obtenir une vie décente dans un pays libre", a-t-il souligné.

8h15 : Le président américain Joe Biden a échangé avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, a annoncé mercredi soir la Maison Blanche. Joe Bien "vient juste de parler avec Zelensky", a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, ajoutant que des précisions sur la discussion seraient apportées plus tard.

8h00 : Le Premier ministre britannique Boris Johnson va présider jeudi matin une réunion de crise pour décider de la "réponse" à apporter aux "horribles attaques" de la Russie contre l'Ukraine, a annoncé Downing Street. "Le Premier ministre présidera une réunion (de crise) COBR à 07H30 (locales et GMT, 08h30 heure belge) pour discuter de la réponse aux horribles attaques en Ukraine ce matin", a déclaré un porte-parole du dirigeant britannique.

7h50 : Le président bélarusse Alexandre Loukachenko, un allié de Moscou, va convoquer les chefs de son armée sur fond d'opération militaire lancée par Moscou contre l'Ukraine, a annoncé jeudi une chaîne Telegram liée à la présidence. "Loukachenko convoque rapidement une réunion avec les militaires. La réunion au Palais de l'Indépendance commence dans une heure" vers 08H00 GMT, a indiqué la chaîne Telegram "Pool Pervogo".

7h45 : "La France condamne fermement la décision de la Russie de faire la guerre à l'Ukraine", a déclaré jeudi Emmanuel Macron, en appelant Moscou à "mettre immédiatement fin à ses opérations militaires". "La France est solidaire de l'Ukraine. Elle se tient aux côtés des Ukrainiens et agit avec ses partenaires et alliés pour que cesse la guerre", a ajouté le chef de l'Etat dans deux tweets.

7h30 : Des troupes russes arrivent dans les villes portuaires de Marioupol et Odessa, rapporte l'agence de presse russe Interfax, citée par l'agence de presse Reuters jeudi matin. Des signalements d'explosions entendues avaient été rapportés pour ces deux villes, parmi d'autres. Selon le ministre des Affaires étrangères ukrainien, la Russie a entamé une "invasion de grande ampleur". L'aéroport international de Kiev est évacué alors que l'espace aérien ukrainien est fermé à l'aviation civile.

La Russie dit avoir détruit les bases aériennes et la défense anti-aérienne ukrainiennes

7h20 : L'Ukraine affirme avoir abattu cinq avions et un hélicoptère russes. De son côté, la Russie dit avoir détruit les bases aériennes et la défense anti-aérienne ukrainiennes. "L'infrastructure militaire des bases aériennes des forces armées ukrainiennes a été mise hors service", a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes. "Les installations de défense anti-aérienne des forces armées ukrainiennes ont été détruites", a-t-il ajouté.

7h17 : La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et le président du Conseil européen Charles Michel ont évoqué jeudi matin dans une déclaration commune la préparation de nouvelles sanctions européennes envers la Russie. Un nouveau paquet de sanctions est "en train d'être finalisé par la Commission et le Service européen pour l'action extérieure, en coordination étroite avec des partenaires", indiquent-ils dans ce texte transmis à la presse. Le Conseil (Etats membres) "les adoptera rapidement", précisent-ils.

Guerre en Ukraine : Revivez notre direct de ce jeudi 24 février
©AP

7h15 : Le président russe Vladimir Poutine a appelé au téléphone dans la nuit de mercredi à jeudi son homologue bélarusse et allié Alexandre Loukachenko, l'informant qu'il allait lancer une opération militaire en Ukraine, a indiqué la présidence bélarusse. "Vers 5h00 (2h00 GMT) aujourd'hui, une conversation téléphonique a eu lieu entre les présidents bélarusse et russe. Au cours de l'appel, Vladimir Poutine a informé son collègue bélarusse de la situation à la frontière avec l'Ukraine et dans le Donbass", a indiqué la présidence dans un communiqué. Le Kremlin n'a publié aucune information sur cet appel téléphonique.

7h10 : Les sirènes d'alarme anti-bombardement ont retenti jeudi matin à Lviv, dans l'ouest de l'Ukraine, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les habitants locaux ont par ailleurs reçu des messages de l'administration régionale appelant à "garder le calme" et à attendre des instructions des autorités.

7h00 : Vladimir Poutine a déclenché contre nous "une guerre totale", a déclaré le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kuleba, alors que la Russie mène des attaques dans "plusieurs villes pacifiques" d'Ukraine, indique-t-il. L'Ukraine demande à la Russie et à l'ONU de "mettre un terme à la guerre", a lancé mercredi l'ambassadeur ukrainien auprès de l'Organisation des Nations unies, Sergiy Kyslytsya. "Appelez Poutine, appelez (le ministre des Affaires étrangères) Lavrov pour stopper cette agression", a exhorté M. Kyslytsya en s'adressant à son homologue russe, Vassily Nebenzia. "Ce n'est pas une guerre, c'est une opération militaire", a rétorqué M. Nebenzia, lors d'un vif échange entre les deux hommes.

6h55 : L'Ukraine a été attaquée jeudi par la Russie le long des frontières russe et bélarusse, ont déclaré dans un communiqué les garde-frontières ukrainiens. "La frontière d'Etat ukrainienne a été attaquée par des troupes russes depuis la Russie et le Bélarus", a indiqué ce communiqué selon lequel les attaques ont notamment été réalisées à l'aide d"'artillerie". Des explosions sont constatées dans diverses villes ukrainiennes, dont la capitale Kiev.

L'espace aérien perturbé

6h50 : Les vols ont été annulés jeudi depuis les aéroports des grandes villes du sud de la Russie, à proximité de l'Ukraine, où Moscou a lancé une opération militaire, a annoncé l'agence russe d'aviation. Selon Rosaviatsia, les vols sont annulés à Rostov-sur-le-Don, Krasnodar, Sotchi, Anapa, Gelendjik, Elista, Stavropol, Bolgorod, Briansk, Orel, Koursk et Voronej, toutes situées à proximité de l'Ukraine ou au bord de la mer Noire. L'annulation concerne aussi Simféropol, la capitale de la péninsule ukrainienne de Crimée, annexée en 2014 par la Russie. Selon l'agence russe, cette décision est motivée par "la situation compliquée en Ukraine", où Moscou a lancé dans la nuit une opération militaire. Ces restrictions seront en vigueur jusqu'au 2 mars, selon la même source.

6h45 : Le Premier ministre britannique Boris Johnson a condamné jeudi les "événements horribles en Ukraine", estimant que le président russe Vladimir Poutine "a choisi la voie de l'effusion de sang et de la destruction en lançant cette attaque non provoquée". "Le Royaume-Uni et nos alliés répondront de manière décisive", a-t-il tweeté, ajoutant qu'il avait parlé au président ukrainien Volodymyr Zelensky.

6h40 : Des unités des milices de la "république populaire" de Donetsk mènent des frappes contre l'armée ukrainienne le long de toute la ligne de front au Donbass, a fait part le porte-parole des Forces armées de la république de Donetsk, Eduard Basurine, cité par l'agence de presse russe Tass. "Les forces armées République populaire de Donetsk (RPD) mènent des frappes sur des positions des forces armées ukrainiennes tout le long de la ligne de front, utilisant tous les moyens de destruction disponibles", a-t-il communiqué.

6h38 : L'ambassadeur de France à l'ONU, Nicolas de Rivière, a dénoncé mercredi soir "le mépris" affiché par la Russie à l'égard des Nations unies après la décision de Vladimir Poutine d'envoyer des troupes en Ukraine. "La Russie a fait le choix de la guerre. La France condamne dans les termes les plus forts le déclenchement de ces opérations", a-t-il ajouté. Cette décision de Poutine, "au moment même où ce Conseil est réuni, illustre le mépris dans lequel la Russie tient le droit international et les Nations unies", a déclaré l'ambassadeur français. "Nous appelons la Russie à respecter le droit international humanitaire en toutes circonstances, nous appelons à la protection et au respect de tous les civils, notamment les personnes vulnérables, les femmes et les enfants, et le personnel humanitaire", a-t-il également lancé.

6h35 : Une réunion d'urgence des ambassadeurs de l'Otan va être conviée dans les prochaines heures, rapporte l'agence de presse AFP. Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a condamné jeudi l'"attaque téméraire et non provoquée" de la Russie contre l'Ukraine, avertissant qu'elle mettait en péril d'"innombrables" vies.

Poutine: "La Russie ne fera pas deux fois la même erreur de faire plaisir à l'Occident"

6h30 : Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi à l'aube une "opération militaire" en Ukraine où de puissantes explosions ont retenti dans plusieurs villes du pays, Kiev affirmant qu'une "invasion de grande ampleur" était en cours. "Au seuil de la Grande Guerre patriotique, l'URSS a commis une erreur en faisant plaisir à un potentiel belliciste. Il n'y aura pas de deuxième erreur comme celle-là dans l'histoire de la Russie", a déclaré jeudi le président russe Vladimir Poutine. "Nous savons parfaitement comment, en 1940 et au début de 1941, l'Union soviétique a cherché à prévenir, ou du moins, retarder le début de la guerre. En faisant cela, elle a cherché à ne pas provoquer un potentiel agresseur et n'a pas pris ou a retardé les actions les plus évidentes pour se préparer à repousser une attaque inévitable", a-t-il ajouté. "La Russie ne commettra pas une deuxième fois l'erreur de faire plaisir à l'Occident."