Attaque au couteau à Arras: le père de l'assaillant témoigne et condamne l'acte de son fils

Le père de Mohammed Mogouchkov, l'assaillant de l'attaque du lycée d'Arras qui a ôté la vie de Dominique Bernard a témoigné pour la première fois depuis le drame.

A French police officer stands guard in front of the Gambetta high school during its' evacuation after a bomb threat in Arras, northeastern France on October 16, 2023, three days after a teacher was killed and two other people were severely wounded on October 13, in a knife attack at the Gambetta high school. The Gambetta high school of Arras was evacuated after a bomb threat, an AFP jousnalist reported on October 16, just days after a man of Chechen origin stabbed to death a teacher and severely wounded two other adults on October 13 at a school in northeastern France, with prosectors opening a probe into a suspected act of terror. (Photo by Denis Charlet / AFP)
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C'est auprès de nos confrères de BFMTV que le père de Mohammed Mogouchkov, l'assaillant du lycée d'Arras, s'est confié pour la première fois depuis l'attentat qui a coûté la vie de Dominique Bernard, professeur de français tué le 13 octobre dernier.

"Bien sûr je condamne", explique d'entrée de jeu Iakub Mogouchkov auprès de nos confrères. "J'ai été choqué… C'est très difficile à comprendre", poursuit-il en réaction à l'horreur commise par son fils. L'homme explique également que Mohammed lui a davantage créé des problèmes avec cet acte sans précédent. "Je suis le premier choqué, je n'arrive pas à comprendre".

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Selon Iakub Mogouchkov son fils aurait agi selon trois causes. La première, son état mental jugé anormal. "Mon fils aîné m'avait prévenu en disant 1 ou 2 mois avant, 'il ne faut pas laisser Mohammed avec sa mère dans son appartement'", déclare le père de famille. Ensuite, il explique que Mohammed se disputait régulièrement avec sa mère et qu'elle a été l'élément déclencheur. En dernière cause, toujours selon Iakub, ce serait la politique française menée contre l'islam. "Tout le monde sait que la politique menée par la France est clairement contre l'Islam. Toujours interdire au nom de la liberté. Interdire. Interdire. Tous mes problèmes avec ma famille, c'est qu'on a essayé… Et je suis pratiquant. Je ne suis pas extrémiste, radical. Je suis pratiquant", déclare-t-il.

Iakub Mogouchkov avait été expulsé de l'Hexagone en 2018 pour radicalisation et avait été fiché S. Ses fils avaient déjà tenu des propos envers un enseignant par le passé. "Ce sont des garçons, il ne faut pas les provoquer !", souligne-t-il.

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