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L'extrême-droite triomphe aux européennes, Macron dissout l'Assemblée nationale

Raphaël Glucksmann, troisième, a accusé Emmanuel Macron de mener "un jeu extrêmement dangereux avec la démocratie et les institutions".

French far-right Rassemblement National (RN) party president Jordan Bardella addresses militants after the first results announcement during an evening gathering of French far-right party Rassemblement National (RN) on the final day of the European Parliament election, at the Pavillon Chesnaie du Roy in Paris, on June 9, 2024. (Photo by JULIEN DE ROSA / AFP)
Jordan Bardella face aux militants du RN dimanche soir. ©AFP or licensors

La soirée électorale a été riche en émotions en France. D'abord au moment de l'annonce des résultats à 20h : l'extrême-droite emmenée par le jeune Jordan Bardella, tête de liste du Rassemblement National, a franchi triomphalement la barre des 30 % (à 31,5 % soit 30 sièges au Parlement européen, +8 points par rapport à 2019) comme annoncé depuis des semaines par les sondages. Si l'on ajoute les voix obtenues par Marion Maréchal, égérie de Reconquête (5,5 %) et celles de plus petits candidats pro-Frexit, le bloc d'extrême-droite anti-européen frôle les 40 % en France. Et le camp présidentiel porté par l'inconnue Valérie Hayer, tête de liste Renaissance, s'est pris une claque monumentale, là aussi comme prévu, obtenant moitié moins de suffrages (15,2 %, -7 points par rapport à 2019) après une campagne laborieuse. Le tout sur fond d'une participation de bonne tenue (à 52,5 %).

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