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"Viktor Orbán est un peu un amoureux déçu de l'Union Européenne qui n'arrête pas de montrer toute sa déception"

Alors que l'Europe s'unit pour faire face à la Russie et au désengagement américain, la Hongrie adopte, une fois de plus, une position de retrait par rapport à ses alliés de l'Union. Éclairage avec Jean-Michel De Waele, professeur de science politique à l'ULB.

(FILES) Hungarian Prime Minister Viktor Orban gives his first international press conference after his FIDESZ party won the parliamentary election, in the Karmelita monastery housing the prime minister's office in Budapest on April 6, 2022. After months of treating the European Union with all the evils, Hungarian Prime Minister Viktor Orban takes the rotating presidency on Monday, July 1, 2024, more isolated than ever by his position on the war in Ukraine. (Photo by Attila KISBENEDEK / AFP)
Viktor Orbán est un peu un amoureux déçu de l’Union Européenne qui n’arrête pas de montrer toute sa déception ©AFP or licensors

À l'issue du sommet européen qui s'est tenu à Bruxelles ce 6 mars, vingt-six États membres de l'Union européenne ont réaffirmé leur soutien à Kiev dans le cadre de la guerre qui se joue entre l'Ukraine et la Russie. Un engagement duquel se dissocient la Hongrie et son Premier ministre Viktor Orbán et qui n'a donc pas pu être repris dans les conclusions du sommet.

Une décision attendue de la part du chef d'État magyar qui s'est toujours montré farouchement timide pour soutenir l'Ukraine et critique ouvertement l'Union européenne. Ses relations avec le président russe Vladimir Poutine et son soutien envers la politique adoptée par Donald Trump font grincer les dents des pays européens qui voient Viktor Orbán comme le "cheval de Troie" du Président américain. Jean-Michel De Waele, professeur de science politique à l'ULB nous livre son analyse.

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