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L'astronomie arménienne : une manière d'exister à l'international

Ancienne république soviétique, l'Arménie était l'un des centres de recherche majeurs pour la physique et l'astronomie en URSS

Arnaud Spilioti
L'Arménie a joué un rôle central dans le développement de l'astronomie dans l'ex-URSS.
Le télescope Schmidt, situé à l'Observatoire astrophysique de Byurakan, en Arménie. ©Arnaud Spilioti

Une à une, Henrik Sargsian, ancien ingénieur soviétique de 85 ans, actionne les commandes de contrôle du télescope Schmidt d'un mètre de diamètre qu'il entretient depuis plus d'un demi-siècle. À l'aide d'une petite télécommande, il ouvre la coupole monumentale pour laisser entrevoir le ciel étoilé. "Je me souviens très bien du jour de l'inauguration, c'était en 1960. Nikita Khrouchtchev était fasciné par le télescope. Il a salué chacun des scientifiques et m'a même serré la main. C'était une fierté de recevoir le n1 de l'URSS dans notre petit village. C'est aussi grâce à ce télescope que Benjamin Markarian (astronome arménien, NdlR) recensa plus de 1 500 objets stellaires que l'on appelle désormais les galaxies Markarian." Dans l'Univers, "14 500 objets portent des noms arméniens", précise encore le vieil ingénieur.

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