Marseille : un jeune homme de 21 ans tué par des tirs de kalachnikov sur un point de deal

Après plusieurs années marquées par les violences liées au trafic de drogue, la cité phocéenne avait connu une accalmie. Le dernier bilan ravive les inquiétudes sur la persistance des règlements de comptes.

Police officers patrol during an anti-drug operation in the Frais Vallon neighborhood in northern Marseille on September 30, 2026. (Photo by Miguel MEDINA / AFP)
Après plusieurs années marquées par les violences liées au trafic de drogue, la cité phocéenne avait connu une accalmie. ©AFP or licensors

Un homme de 21 ans a été tué mardi soir par des tirs de kalachnikov sur un point de trafic de stupéfiants du 11e arrondissement de Marseille, a indiqué mercredi une source policière, confirmant une information du journal La Provence.

L'homme se trouvait sur un point de deal de la cité Air Bel, un quartier à l'est de Marseille, lors de la fusillade intervenue à 20h30, a indiqué la police.

Selon des premiers éléments de l'enquête, "deux individus, en possession d'un fusil d'assaut de type kalachnikov ont pris la fuite à bord d'un Berlingo blanc" volé puis retrouvé incendié.

"Sept étuis de calibre 7,62" ont été découverts sur les lieux, précise encore la police, en notant que la victime était connue de la justice pour trafic de stupéfiants.

L'ultra-droite épargnée lors des dernières manifestations en France ? "Évoquer une complicité avec les forces de l'ordre me semble exagéré"

L'homme grièvement blessé au thorax et aux jambes présentait "trois plaies balistiques" et a été transporté à l'hôpital de la Timone où il est décédé peu de temps après, à 21h20, toujours selon la police.

L'enquête a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS).

Il s'agit du sixième narchomicide à Marseille depuis le début de l'année.

La deuxième ville de France a connu une certaine accalmie en la matière, attribuée à la fois à "l'hégémonie" de la DZ Mafia et à l'offensive policière et judiciaire contre plusieurs de ses figures, désormais derrière les barreaux.

Dans la cité phocéenne, ce bilan est du "jamais vu", selon le procureur de Marseille, Nicolas Bessone, après l'année sanglante de 2023 (49 narchomicides), qui s'inscrivait après 2024 (24) et 2025 (16).

D'autres lecteurs ont également lu

Les + consultés

Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...