Icon payantArticle réservé aux abonnés

En Ukraine, l'attaque des organes anticorruption ne passe pas : "Cette loi nous ramène vers l'autocratie"

Volodymyr Zelensky a signé une loi mettant sous tutelle le Bureau national anticorruption et le parquet spécialisé. Depuis, des milliers d'Ukrainiens protestent contre le texte.

Protestant chant while holding banners that read "I stand for you, and for those who are on the frontline", "Do you want it like in Russia", "Stop robbing our future" during a protest against a law targeting anti-corruption institutions in central Kyiv, Ukraine, Tuesday, July 22, 2025. (AP Photo/Alex Babenko)
Plusieurs milliers de manifestants sont descendus dans les villes du pays, mardi soir, pour protester contre la loi votée par le parlement et signée par le président. ©Copyright 2023 The Associated Press. All rights reserved.

La loi 12414, adoptée en commission puis votée in extremis par 263 députés en contournant les procédures, a provoqué une onde de choc en Ukraine, mardi soir. Destinée à modifier le Code de procédure pénale sur les enquêtes préliminaires, elle supprime surtout les prérogatives des procureurs du Bureau national anticorruption (NABU) et du Parquet spécialisé (SAPO), les plaçant sous l'autorité du procureur général, réputé proche de la présidence.

Créé en 2015 après la violente répression de manifestations pro-européennes sur la place Maïdan (2013), le NABU était une condition du soutien du FMI et de l'Union européenne à l'Ukraine. Élu en 2019, Volodymyr Zelensky avait promis un soutien d'Etat maximal à ces deux institutions dans son programme, n'hésitant pas à déclarer qu'un "suspect de corruption ne sera pas libéré sous caution". Ce qui ne l'a pas empêché de signer à son tour la loi qui menace leur indépendance.

Pour accéder à cet article, veuillez vous connecter au réseau internet.
Vous êtes hors-ligne
Connexion rétablie...