En coulisses, certains manœuvrent pour remplacer Zelensky et ils pensent lui avoir trouvé un successeur
Les opposants de Volodymyr Zelensky voient en Valeri Zaloujny le candidat idéal pour prendre la place de l'actuel président ukrainien. Le principal intéressé pourrait-il s'engager en politique ? Le doute persiste, mais la rumeur enfle...

- Publié le 01-09-2025 à 16h36
- Mis à jour le 01-09-2025 à 16h37

Longtemps admiré, Volodymyr Zelensky ne fait plus l'unanimité. Même s'il peut toujours compter sur le soutien de 67% de sa population, le président ukrainien a vu sa cote de popularité diminuer. Et, sur la scène internationale aussi, l'aura du chef d'Etat n'est plus celle d'autrefois. De là à craindre pour son avenir à la tête du pays ? Certains l'évoquent.
Mais ses détracteurs le savent: il n'y aura pas d'élection présidentielle de sitôt. Comme l'a répété le président ukrainien, aucun scrutin ne sera organisé tant que la guerre n'est pas terminée.
Cela n'empêche toutefois pas la tenue de discussions en coulisses, où certains s'activent pour trouver un candidat capable de rivaliser avec l'actuel chef d'Etat. Et, selon des informations du Guardian, les Américains seraient à l'origine de ces tergiversations. A l'issue de la rencontre houleuse entre Zelensky et Trump à la Maison-Blanche, le vice-président J.D. Vance - qui avait également pris part à la réunion qui a viré au clash - a tenté de contacter Valeri Zaloujny. A plusieurs reprises. Mais l'ancien commandant en chef de l'armée ukrainienne n'a pas donné suite à ses appels, selon le média britannique. Une source confie pourtant que le républicain a tenté "divers canaux diplomatiques". L'ambassadeur ukrainien au Royaume-Uni a préféré tourner le dos aux Américains et afficher son soutien à Volodymyr Zelensky, après l'humiliation subie dans le Bureau Ovale.
Les secrets de l'ancien homme fort de l'armée ukrainienne
Pourtant, depuis lors, l'ambassade ukrainienne à Londres a vu défiler bon nombre de députés et autres figures politiques actives à Kiev, alimentant les rumeurs sur les ambitions de Zaloujny. Jusqu'à présent, l'ancien homme fort de l'armée ukrainienne a nié en bloc et refusé de répondre aux questions des journalistes. Mais, en privé, il aurait déjà esquissé une ébauche de programme en cas de candidature. Comme l'explique The Guardian, l'ambassadeur se verrait comme un dirigeant dur en ces temps de guerre. "Je ne sais pas si le peuple ukrainien sera prêt à cela, prêt à ces politiques sévères", se serait-il interrogé.
Lors d'une réunion à Kiev impliquant plusieurs ambassadeurs le mois dernier, Zaloujny s'est montré très prudent, pesant chacun de ses mots. Il n'a à aucun moment laissé transparaitre une quelconque volonté d'affronter Zelensky lors du prochain scrutin. Mais le fait qu'il soit resté dans la capitale ukrainienne plus longtemps que prévu a donné lieu à de nouvelles spéculations: l'homme a-t-il organisé des rencontres en vue de constituer sa future équipe de campagne ?
Du côté de la présidence ukrainienne, on écarte cette possibilité. "Zaloujny est considéré par le président comme un membre de l'équipe, comme un ambassadeur dans un pays important... Quoi qu'il en soit, il n'y a pas de véritable processus politique pour le moment", a déclaré l'assistant de Zelensky au Guardian.
Valeri Zaloujny, véritable danger pour Volodymyr Zelensky ?
Pourtant, si les détracteurs de Zelensky ont choisi de se tourner vers Zaloujny, c'est pour une bonne raison. Les tensions entre les deux hommes - qui avaient abouti au limogeage du commandant de l'armée et à son envoi à Londres - n'ont échappé à personne.
Si, au moment de l'écarter, Zelensky avait voulu faire taire les rumeurs indiquant qu'il avait vu en Zaloujny un potentiel danger, il ne faisait aucun doute que le choix d'envoyer l'ancien commandant à Londres était une façon pour lui d'éloigner un adversaire. D'autant que l'homme jouit d'une importante popularité au sein du pays (73%).
