"L'ennemi ne doit pas être sous-estimé" : Kiev dit être "encore loin d'un tournant dans la guerre"

Les autorités ukrainiennes estiment toutefois que la dynamique sur le terrain a changé, tout en appelant à maintenir la vigilance face aux capacités russes.

(FILES) This handout photograph released on February 25, 2024, by the press service of the Ukrainian Armed Forces, shows Commander-in-Chief of the Armed Forces of Ukraine Oleksandr Syrsky (L) visiting the frontline positions at an undisclosed location in eastern Ukraine. Ukraine's top military commander Oleksandr Syrsky was born in Russia and studied in Moscow and yet he is leading an unprecedented assault on Russian territory. His troops launched on August 6 a large-scale operation across Russia's border in the Kursk region, breaking months of setbacks for the Ukrainian army catching invading Russian troops off-guard. (Photo by Handout / Armed Forces of Ukraine / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT "AFP PHOTO / Ukrainian Armed Forces" - NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS
Les autorités ukrainiennes estiment toutefois que la dynamique sur le terrain a changé, tout en appelant à maintenir la vigilance face aux capacités russes.

Si les troupes russes ont nettement ralenti sur le front en Ukraine au premier semestre de 2026, Kiev est encore "loin d'un tournant dans la guerre", a affirmé vendredi le commandant en chef de l'armée ukrainienne, Oleksandr Syrsky.

Le chef militaire a estimé dans un bilan publié vendredi sur Telegram que la Russie avait échoué à atteindre les objectifs de son offensive, alors que Moscou bénéficiait de "presque le double d'effectifs et d'équipements".

Selon lui, les forces russes, qui menaient auparavant des "opérations offensives actives sur 13 axes", n'en poursuivent désormais que sur "six ou sept" au maximum, et subissent de lourdes pertes alors que Kiev poursuit une "stratégie d'épuisement" de l'adversaire.

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Il a aussi loué les frappes ukrainiennes de longue portée qui ont visé 697 cibles en Russie depuis le début de l'année, causant selon lui plus de 6,1 milliards de dollars (environ 5,3 milliards d'euros) de pertes économiques directes et indirectes.

Les frappes ukrainiennes sur les infrastructures pétrolières russes ces derniers mois ont causé des pénuries de carburant dans de nombreuses régions russes et en Crimée, péninsule annexée en 2014.

Le commandant en chef a toutefois averti que Moscou poursuivait ses objectifs militaires dans les régions de l'est de l'Ukraine.

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"L'intensité des frappes de missiles et de drones ne cesse d'augmenter, tout comme l'utilisation de bombes aériennes guidées et le nombre de crimes commis contre la population civile", a-t-il ajouté, affirmant que "l'ennemi ne doit pas être sous-estimé".

Le président américain Donald Trump a annoncé cette semaine son accord de principe pour autoriser l'Ukraine à produire sous licence des missiles intercepteurs Patriot, jugés indispensables pour contrer les missiles balistiques russes.

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