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"Zelensky n'est pas plus lucide que Vladimir Poutine, il est meilleur joueur de poker"

Frappes en profondeur, économie exsangue, recul sur le front : tout semble indiquer que Vladimir Poutine vacille. Mais pour la politologue Nina Bachkatov (ULiège), la réalité est plus nuancée.

Le président du Conseil européen, Antonio Costa, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, photographiés à leur arrivée au sommet du Conseil européen, le 18 juin 2026.
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, le président ukrainien Volodymyr Zelensky et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, photographiés à leur arrivée au sommet du Conseil européen, le 18 juin 2026. ©Belgaimage/BENOIT DOPPAGNE

Le 25 juin dernier, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a autorisé une campagne de frappes à moyenne et longue portée de 40 jours. Les cibles : ce qui fait tenir la machine de guerre russe, en Russie comme en Crimée occupée (placée en état d'urgence le 26 juin). Navires câbliers, infrastructures pétrolières, usines de missiles balistiques, stations radar de défense aérienne… Les frappes visent les secteurs de l'énergie et du militaire.

Au niveau de l'économie russe, le tableau s'assombrit. Pénuries de carburant, pressions inflationnistes, hausse d'impôts… Alors que l'offensive lancée en février 2022 affiche un coût colossal, l'activité des entreprises flanche. Une enquête Gallup publiée le 30 juin révèle qu'une majorité de Russes majeurs jugent désormais que la situation économique du pays se dégrade. Une première depuis 2006.

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