La Palestine critique lourdement le plan israélien d'occupation de Gaza: "Une nouvelle escalade"

Le plan israélien de prendre le contrôle de la ville de Gaza constitue une nouvelle "escalade" d'Israël qui menace la "stabilité régionale", a accusé samedi l'Autorité palestinienne.

Buildings that were destroyed during the Israeli ground and air operations stand in the northern Gaza Strip as seen from southern Israel, Friday, Aug. 8, 2025. (AP Photo/Leo Correa)
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"Les politiques d'Israël, y compris la réoccupation de Gaza, les tentatives d'annexion de la Cisjordanie et la judaïsation de Jérusalem, fermeront toutes les portes à la sécurité et à la stabilité tant au niveau régional que mondial", a estimé dans un communiqué le porte-parole de la présidence palestinienne, Nabil Abou Roudeina.

M. Abou Roudeina a dénoncé "le rejet par Israël des critiques internationales et des avertissements des puissances mondiales concernant l'escalade de la guerre contre le peuple palestinien", qualifiant ces actions "de défi sans précédent et de provocation à la volonté internationale de parvenir à la paix".

"La bande de Gaza fait partie intégrante de l'Etat de Palestine, tout comme Jérusalem et la Cisjordanie. Sans elle, il n'y aura pas d'Etat palestinien", affirme le porte-parole de la présidence.

Il a appelé "le Conseil de sécurité de l'ONU, à contraindre d'urgence" Israël "à cesser ses agressions, à permettre l'entrée de l'aide" dans Gaza. Il a également appelé l'administration américaine "à assumer ses responsabilités en empêchant Israël d'étendre la guerre et en stoppant le terrorisme des colons en Cisjordanie (...)".

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L'Autorité palestinienne est l'autorité civile qui dirige en Cisjordanie occupée par Israël, où vivent environ trois millions de Palestiniens, ainsi qu'environ un demi-million d'Israéliens occupant des colonies considérées comme illégales au regard du droit international. La bande de Gaza est sous le contrôle des islamistes du Hamas depuis 2006.

Le gouvernement du Premier ministre israélien a approuvé dans la nuit de jeudi à vendredi une nouvelle phase des opérations militaires contre le Hamas dans la bande de Gaza prévoyant l'occupation de la ville de Gaza.

L'annonce de ce plan a suscité la réprobation internationale. Le Conseil de sécurité de l'ONU se réunit samedi en urgence sur ce sujet.

Outre le désarmement du Hamas et le retour "de tous les otages, vivants et morts" encore aux mains du Hamas, le plan israélien vise à démilitariser la bande de Gaza et la placer sous contrôle israélien, avant la mise en place "d'une administration civile" qui ne soit "ni le Hamas ni l'Autorité palestinienne", selon M. Netanyahu.

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Après 22 mois de guerre, le Premier ministre est confronté à une très forte pression en Israël et de l'étranger pour mettre fin à son offensive dans la bande de Gaza, où plus de deux millions de Palestiniens sont menacés d'une "famine généralisée", selon l'ONU.

Dans une déclaration conjointe publiée samedi, les ministres des Affaires étrangères d'Italie, d'Australie, d'Allemagne, de Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni ont rejeté fermement la décision du cabinet de sécurité israélien.

"Cela va aggraver la situation humanitaire catastrophique, mettre en danger la vie des otages et accroître le risque d'un exode massif de civils", selon ces pays.

"Les plans annoncés par le gouvernement israélien risquent de violer le droit international humanitaire", alors que "toute tentative d'annexion ou d'extension des colonies viole le droit international", souligne la déclaration.

Les cinq pays exhortent "les parties ainsi que la communauté internationale à redoubler d'efforts pour mettre fin à ce terrible conflit dès maintenant, par un cessez-le-feu immédiat et permanent qui permettra une livraison massive, immédiate et sans entrave de l'aide humanitaire", tandis que le "Hamas doit libérer tous les otages sans délai ni condition et veiller à ce qu'ils soient traités humainement et ne soient pas soumis à des actes de cruauté ou d'humiliation".

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