La République islamique d'Iran fait actuellement face à l'un des plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979, dans lequel plus de 600 personnes ont perdu la vie.
En attendant, le président américain a déclaré ce lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis.
La Chine est le principal partenaire commercial de l'Iran.
"Cette décision est définitive" et "prend effet immédiatement", a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social.
Trump dit qu'il agira "de manière très forte" en cas d'exécutions de manifestants
Donald Trump a assuré mardi que les Etats-Unis agiraient "de manière très forte" si les autorités iraniennes commençaient à exécuter des personnes arrêtées lors des manifestations qui secouent le pays.
"Nous agirons de manière très forte s'ils font une chose pareille" a dit le président américain, interrogé par un journaliste de la chaîne CBS sur de potentielles exécutions par pendaison dès mercredi.
Camille Gnonsian
Le bilan continue de grimper
Au moins 734 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mardi l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, selon laquelle le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.
IHR "continue de recevoir des rapports faisant état de milliers de morts dans différentes villes et provinces d'Iran", précise l'organisation.
Selon Hengaw, une autre organisation de défense des droits humains également basée en Norvège, au moins 2.500 personnes ont été tuées en Iran ces derniers jours.
Depuis plus de deux semaines, des manifestations ont lieu contre le régime autoritaire de Téhéran. Les protestations ont initialement éclaté en raison du mécontentement économique, mais se sont depuis transformées en un soulèvement national contre le pouvoir en place. Elles sont réprimées avec violence par les forces de sécurité.
L'Iran a coupé le 8 janvier les accès à internet de sa population, l'empêchant de partager avec le reste du monde des informations sur les manifestations en cours.
Simon Legros
L'UE a convoqué l'ambassadeur d'Iran à Bruxelles
L'Union européenne a convoqué l'ambassadeur d'Iran à Bruxelles, a indiqué mardi un responsable européen sous couvert d'anonymat, sans donner plus de détails.
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a également promis mardi que de nouvelles sanctions contre Téhéran allaient être "rapidement" proposées aux 27, après un bilan jugé "effroyable" des victimes de la répression des manifestations en Iran.
Simon Legros
Probablement "des milliers" de manifestants tués, selon une ONG
Au moins 734 manifestants ont été tués en Iran depuis le début du mouvement de contestation contre le pouvoir, a annoncé mardi l'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, selon laquelle le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.
IHR "continue de recevoir des rapports faisant état de milliers de morts dans différentes villes et provinces d'Iran", précise l'organisation, après plus de deux semaines de manifestations.
Simon Legros
Berlin a convoqué à son tour l'ambassadeur d'Iran
Simon Legros
Iran: Lecornu justifie la prudence de la France par la situation "préoccupante" de Cécile Kohler et Jacques Paris
Sébastien Lecornu a justifié mardi la prudence de la France sur la contestation en Iran par la situation "plus que fragile et préoccupante" de Cécile Kohler et Jacques Paris, détenus pendant plus de trois ans et actuellement assignés à résidence à l'ambassade de France à Téhéran.
La France a "toujours un éminent devoir de protection de la communauté française présente en Iran", a souligné le Premier ministre devant l'Assemblée nationale, en évoquant "la question de Mme Kohler et de M. Paris, qui sont encore actuellement à l'ambassade, et dont vous savez très bien que la situation reste plus que fragile et préoccupante". "Parler de silence est excessif", a-t-il ajouté. "La République française se tient derrière le peuple iranien".
Simon Legros
Londres convoque l'ambassadeur d'Iran
Le Royaume-Uni a convoqué l'ambassadeur d'Iran à Londres pour dénoncer la "répression la plus brutale et la plus sanglante contre des manifestations" depuis des années, a annoncé mardi la cheffe de la diplomatie britannique Yvette Cooper devant les députés britanniques.
"Sur mes instructions, le secrétaire d'Etat chargé du Moyen-Orient a convoqué l'ambassadeur d'Iran pour souligner la gravité du moment, et exiger de l'Iran qu'il réponde aux rapports horribles que nous recevons", et qui font état de "milliers de morts", a-t-elle indiqué.
Simon Legros
Trump promet aux manifestants iraniens que "de l'aide est en route"
Donald Trump a encouragé mardi les manifestants iraniens à poursuivre leur mouvement jusqu'à renverser les autorités, en promettant sur son réseau Truth Social que "l'aide était en route", sans plus de précisions.
"Patriotes iraniens, CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!" a écrit le président américain, précisant qu'il avait "annulé toutes les réunions avec des responsables iraniens tant que les meurtres insensés de manifestants ne s'arrêtaient pas."
Simon Legros
L'ex-impératrice appelle les forces de sécurité à rejoindre les manifestants
L'ancienne impératrice d'Iran Farah Pahlavi, veuve du chah renversé par la révolution islamique de 1979, a appelé mardi les forces de sécurité à rejoindre le mouvement de protestation défiant le pouvoir depuis plus de deux semaines.
Farah Pahlavi, âgée de 87 ans, se fait ainsi l'écho de son fils, l'ex-prince héritier Reza Pahlavi, qui avait tenu des propos similaires ces derniers jours et soutient activement les manifestants depuis les États-Unis - son nom est régulièrement scandé aux rassemblements.
"Rappelez-vous que la survie d'aucun gouvernement, le maintien d'aucun avantage, ne justifient que le sang de vos compatriotes soit versé", a-t-elle écrit en s'adressant aux forces de sécurité, leur demandant d'entendre les "cris de colère et de rage" des manifestants et de les "rejoindre avant qu'il ne soit trop tard".
"Je sais que les esprits sombres ont coupé vos moyens de communiquer avec le monde par peur d'entendre votre voix, mais sachez que votre message est trop fort pour être réduit au silence", a assuré dans son communiqué l'ex-impératrice.
S'adressant aux Iraniens en les appelant "mes enfants", elle a ajouté: "soyez forts et croyez que bientôt vous célébrerez ensemble la liberté en Iran, et que la lumière triomphera des ténèbres".
Farah Pahlavi, troisième épouse du chah, avait quitté l'Iran le 16 janvier 1979 avec son mari Mohammad Reza Pahlavi, deux semaines avant le retour au pays du leader de la révolution islamique, l'ayatollah Ruhollah Khomeini.
Antonio Morettini
Ursula von der Leyen veut des sanctions "rapides" après un nombre "horrifiant" de victimes
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a promis mardi que de nouvelles sanctions contre Téhéran allaient être "rapidement" proposées aux 27, après un bilan "effroyable" des victimes de la répression des manifestations en Iran."
De nouvelles sanctions visant les responsables de la répression seront rapidement proposées", a-t-elle indiqué sur le réseau social X.
La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.
Donald Trump a plusieurs fois menacé de "frapper très fort" en Iran en cas de répression sanglante, mais n'est pas passé à l'acte.
"Les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé lundi à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.
Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".
Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.