Guerre au Moyen-Orient: Etats-Unis et Iran échangent des frappes, JD Vance menace
L'Iran a affirmé samedi avoir riposté, en attaquant des cibles américaines dans le Golfe, à des frappes menées la veille par Etats-Unis contre son territoire.
"Si l'agression se répète, notre réponse sera plus large que ça", ont averti les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, cités par la télévision d'Etat Irib.
De son côté, l'armée américaine avait annoncé avoir "ciblé des lieux de stockage de missiles et de drones et des sites radar côtiers en Iran", en réponse "à l'attaque de la veille contre un navire commercial qui transitait par le détroit d'Ormuz". Elle a ensuite publié sur X une vidéo de sa frappe contre l'Iran.
La télévision d'Etat iranienne a fait état vendredi soir d'une explosion et d'un impact de projectile sur un quai de la ville de Sirik, dans le sud du pays, ainsi que plusieurs tirs d'avertissement visant ce que Téhéran qualifie de "navires en infraction" dans le détroit d'Ormuz.
"Le port de Sirik n'a subi aucun dommage lors de l'attaque ennemie", a plus tard indiqué un responsable des ports de la région d'Hormozgan, cité par l'agence de presse iranienne Mehr.
Le vice-président américain JD Vance a écrit sur X que l'Iran avait "signé un accord de cessez-le-feu. Nous l'avons respecté. S'ils ont des désaccords sur la mise en oeuvre du protocole d'accord, ils peuvent décrocher leur téléphone. Mais la violence n'engendrera que la violence".
Plus tôt dans la journée, Donald Trump a qualifié l'attaque du cargo de "violation stupide" du cessez-le-feu, alors que les deux belligérants sont entrés dans une phase de soixante jours de négociations pour parvenir à un accord final.
"Vous verrez bien", a-t-il répondu de manière évasive aux questions sur une éventuelle réponse militaire américaine.
LES INFOS EN DIRECT:
Baptiste Guelton
Israël: Netanyahu dit vouloir former un "vaste gouvernement national" s'il remporte les prochaines élections
Zoé Barbier
Le ministre israélien d'extrême droite Ben Gvir qualifie de "grosse erreur" l'accord avec le Liban
Le ministre israélien de la Sécurité nationale et figure de l'extrême droite, Itamar Ben Gvir, a dénoncé samedi comme une "grosse erreur" l'accord-cadre avec le Liban, déniant toute fiabilité à l'Etat libanais pour désarmer le Hezbollah.
"Certes, nous restons pour l'instant sur la majeure partie du territoire (libanais), mais l'État libanais ne désarmera pas le Hezbollah", a-t-il affirmé sur sa chaîne Telegram, au lendemain de la signature du texte à Washington.
Alors que le gouvernement libanais compte "des ministres du Hezbollah, on ne peut pas faire confiance au Liban pour qu'il s'empare des armes" de cette formation, que "seuls les soldats" israéliens détruiront, a-t-il ajouté.
Zoé Barbier
Netanyahu affirme que l'accord avec le Liban est un "coup porté à l'Iran et au Hezbollah"
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a salué samedi l'accord-cadre conclu la veille avec le Liban sous l'égide des États-Unis, y voyant un "coup porté" à l'Iran et au Hezbollah.
"Nous avons conclu un accord historique pour l'État d'Israël, à l'issue de négociations directes" avec le Liban, a déclaré M. Netanyahu lors d'un point de presse télévisé. "C'est un coup porté à l'Iran et au Hezbollah", a-t-il ajouté.
Zoé Barbier
Liban: un mort dans un raid israélien sur le sud du Liban
Un média d'État libanais a fait état de frappes israéliennes samedi dans la zone de Nabatiyé dans le sud du Liban, au lendemain d'un accord-cadre conclu entre le Liban et Israël en vue d'une "paix durable" sous l'égide de Washington.
Selon le ministère libanais de la Santé, ces frappes ont fait un mort dans la localité méridionale de Nabatiyé al-Fawqa, visée, selon l'agence officielle ANI, par un bombardement aérien et des tirs de drones.
La place centrale de cette localité, ainsi que le quartier d'Al-Manzala, avaient été auparavant frappés samedi par quatre frappes de drones israéliens, selon la même source.
Plus tôt, l'armée israélienne avait annoncé avoir bombardé des "terroristes présumés" menaçant ses troupes dans la région.
Zoé Barbier
Un média d'Etat libanais fait état de frappes israéliennes dans le sud du pays
Un média d'Etat libanais a fait état de frappes israéliennes samedi dans la zone de Nabatiyé dans le sud du Liban, au lendemain d'un accord-cadre conclu entre le Liban et Israël en vue d'une "paix durable" sous l'égide de Washington.
Selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle), des avions de combat israéliens ont mené une frappe vers 18H30 locales (15H30 GMT) sur le village de Nabatiyé al-Fawqa, au sud de la ville de Nabatiyé.
La place centrale de cette localité, ainsi que le quartier d'Al-Manzala, avaient été auparavant frappés samedi par quatre frappes de drones israéliens, selon la même source.
Baptiste Guelton
Le ministre israélien de la Défense exclut un retrait du Liban tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé
Baptiste Guelton
Le ministre israélien de la Défense menace de recourir à la force contre l'Iran s'il bloque l'accord-cadre avec le Liban
Zoé Barbier
Le ministre israélien de la Défense dit que l'armée a reçu l'ordre de se préparer à un "séjour prolongé" au Liban
Le ministre israélien de la Défense a déclaré samedi que l'armée avait reçu l'ordre de se préparer à un "séjour prolongé" dans le secteur qu'elle occupe dans le sud du Liban, au lendemain de l'accord-cadre conclu entre le Liban et Israël pour mettre fin aux hostilités.
"Le Premier ministre et moi-même avons ordonné" à l'armée "de se préparer à un séjour prolongé dans la zone de sécurité", a déclaré Israël Katz dans une vidéo, en référence à la bande territoriale d'une dizaine de kilomètres occupée par Israël à l'intérieur du territoire libanais.
Comme l'avait fait Benjamin Netanyahu dès l'annonce de l'accord, il a souligné que "le principe important établi" par ce texte "est qu'il n'y aura aucun redéploiement (...) aucun retrait, tant que" le Hezbollah "ne sera pas désarmé dans tout le Liban".
Zoé Barbier
Iran: l'inflation grimpe à près de 89% en juin, sous l'effet de la guerre 1
L'inflation en Iran s'est fortement accélérée en juin sous l'effet de la guerre pour atteindre des sommets à 88,6% sur un an, selon des chiffres officiels publiés samedi, dans un pays déjà frappé de longue date par de l'hyperinflation en raison des sanctions.
Selon le Centre des statistiques d'Iran, un organisme officiel, les prix de l'alimentaire ont eux plus que doublé durant ce même mois persan de Khordad (22 mai-21 juin) par rapport à la même période en 2025. Les statistiques iraniennes sont communiquées mensuellement sur la base du calendrier persan.
Baptiste Guelton
Iran: l'inflation grimpe à près de 89% en juin, sous l'effet de la guerre
Accord-cadre entre Liban et Israël
Des navires ont néanmoins continué vendredi à traverser le détroit d'Ormuz, que l'Iran a rouvert suite au protocole d'accord entre Washington et Téhéran.
Et plusieurs bateaux ont emprunté une route non approuvée par Téhéran, même si l'autorité maritime iranienne avait averti que "tout passage en dehors du cadre défini ne bénéficierait pas des garanties de passage sécurisé".
Vendredi, 29 navires commerciaux ont franchi le détroit, selon les données du site de suivi Kpler en fin d'après-midi. Dix-sept ont suivi une route longeant les côtes d'Oman. Après un pic de 57 navires mercredi, 42 étaient passés jeudi.
Suspendu après l'attaque du cargo, le processus d'évacuation des quelque 600 navires, avec 11.000 marins à bord bloqués dans le Golfe depuis le début de la guerre, sera relancé dès l'obtention de "confirmations supplémentaires" sur les garanties de sécurité, a expliqué l'Organisation maritime internationale (OMI).
Depuis son lancement mardi, quelque 2.500 marins et 115 navires ont été évacués jusque-là, selon l'OMI.
Sur l'autre front, Washington a publié vendredi le texte d'un accord-cadre sous l'égide des Etats-Unis, entre Israël et le Liban, avec l'objectif affiché de "paix et sécurité durables" entre les deux pays, techniquement en état de guerre depuis des décennies.
"Vers une guerre civile"
Dans une vidéo diffusée juste après l'annonce, Benjamin Netanyahu a semblé dévoiler les succès obtenus côté israélien, à commencer par le maintien de son armée dans le sud du Liban "tant que le Hezbollah ne sera pas désarmé", malgré la mise en place de deux "zones pilotes" rendues au contrôle de l'armée libanaise.
Il a également averti que la population civile déplacée ne pourrait pas revenir.
"L'Iran essaie de nous contraindre à nous retirer du sud du Liban par la pression, mais en réalité, Israël, le Liban et les États-Unis lui répondent: cela ne vous regarde pas", a-t-il considéré.
L'accord est "un premier pas" vers la restauration de la souveraineté entière du Liban sans "occupation", "subordination" ni "tutelle", a réagi son président Joseph Aoun.
Tant l'ambassade libanaise à Washington que le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio ont évoqué dans leurs communications la question du désarmement du Hezbollah.
Les "autorités libanaises seront incapables d'imposer" sa mise en oeuvre, à moins "qu'elles ne se dirigent, avec le soutien américain, vers une guerre civile", a réagi Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, le mouvement pro-iranien armé très implanté dans le sud du Liban et qui a toujours rejeté ces négociations directes.
Le député a aussi qualifié l'accord de "tentative de perturber" celui conclu le 17 juin entre Washington et Téhéran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris au Liban - sur l'insistance de l'Iran qui ne veut pas dissocier les deux dossiers.
Le Liban a été entraîné dans le conflit début mars quand le Hezbollah a ciblé Israël en soutien à son parrain iranien, après l'offensive américano-israélienne sur Téhéran le 28 février.