Moyen-Orient : nouvelle frappe dans le sud du Liban malgré l'accord de "paix durable"

Suivez en direct les informations de ce lundi 29 juin 2026 concernant le conflit au Moyen-Orient.

Hezbollah supporters block the old airport road in the southern suburbs of Beirut, with burning tires to protest against the trilateral agreement that was signed between the US, Israel and Lebanon on June 27, 2026. (Photo by Ibrahim AMRO / AFP)
Moyen-Orient : nouvelle frappe dans le sud du Liban malgré l’accord de “paix durable” ©AFP or licensors

Ce dimanche, Donald Trump a réitéré ses menaces, en affirmant que l'Iran "cessera d'exister" si les Etats-Unis décident de repartir en guerre contre lui, accusant Téhéran d'avoir violé le cessez-le-feu.

Les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes en Iran samedi, après celles déjà menées en représailles la veille. Plusieurs cibles iraniennes auraient été attaquées, selon le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un communiqué diffusé samedi.

Liban: un média d'Etat annonce une frappe israélienne sur le sud

Un média d'Etat libanais a annoncé qu'une frappe israélienne avait eu lieu dans le sud du Liban lundi, en dépit de l'accord-cadre conclu vendredi entre le Liban et Israël pour parvenir à une "paix durable".

"Des avions de guerre israéliens ont mené un raid aérien visant la zone située entre les localités de Qantara et Deir Seryan", a rapporté l'Agence libanaise d'information ANI (officielle), sans plus de précisions.

Les Emirats lèvent l'interdiction de voyager vers le Liban

Les Emirats arabes unis ont annoncé que leurs ressortissants pouvaient à nouveau voyager vers le Liban à partir de lundi, levant une interdiction mise en place en raison de la guerre au Moyen-Orient.

Répercuté par l'agence officielle WAM, ce feu vert donné par le ministère des Affaires étrangères s'accompagne, pour les Emiratis qui voudraient se rendre au Liban, d'une inscription obligatoire sur la plateforme des services consulaires de leur pays.

Les Emirats avaient interdit en avril à leurs ressortissants d'aller au Liban, ainsi qu'en Irak et en Iran, en raison de la guerre au Moyen-Orient. La République islamique avait mené des frappes contre la pétromonarchie, alliée des Etats-Unis, en représailles à l'attaque israélo-américaine déclenchée le 28 février.

La télévision d'Etat émiratie et d'autres médias ont par ailleurs annoncé lundi que des vols avaient repris lundi entre Téhéran et Dubaï, pour la première fois depuis le début de la guerre. L'interdiction faite aux Emiratis de se rendre en Iran n'a toutefois pas été levée.

L'Iran annonce l'envoi d'une "délégation d'experts" cette semaine à Doha

Téhéran a annoncé lundi qu'une "délégation d'experts" se rendrait cette semaine à Doha pour discuter de l'application du protocole d'accord conclu le 17 juin avec les Etats-Unis, dont les exportations pétrolières et les fonds bloqués appartenant à l'Iran.

"Dans ce cadre, une délégation d'experts de la République islamique va partir pour Doha plus tard dans la semaine", a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors d'un point presse, alors que le Qatar est médiateur, avec le Pakistan, des pourparlers entre les deux belligérants.

Plus tôt lundi, le président des Etats-Unis Donald Trump avait affirmé que les autorités iraniennes avaient "demandé une réunion" qui se tiendrait mardi à Doha. M. Baghaï a insisté sur le fait que "dans les prochains jours, nous ne négocierons pas avec la partie américaine, à aucun niveau".

Déminage d'Ormuz: l'Iran appelle la France à "ne pas compliquer davantage" la situation
Détroit d'Ormuz: le trafic maritime ralentit après une attaque contre un navire

Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a ralenti au cours du week-end après qu'un pétrolier a été touché par un projectile samedi, tandis qu'une nouvelle série de frappes entre les États-Unis et l'Iran est venue fragiliser leur accord préliminaire visant à mettre fin au conflit.Au total, 29 navires transportant des matières premières ont franchi le détroit samedi et 12 dimanche, selon les données de la société de suivi maritime Kpler.Le chiffre de dimanche marque un net recul par rapport à la période ayant suivi la signature du protocole d'accord entre Téhéran et Washington le 15 juin, qui avait porté le trafic à son plus haut niveau depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, avec 70 traversées recensées mercredi, selon Kpler.Samedi, un pétrolier a été touché par un projectile non identifié dans le détroit d'Ormuz qui a endommagé sa passerelle sans faire de victimes, selon l'agence maritime britannique UKMTO. Les faits sont survenus après les premiers échanges de frappes entre les Etats-Unis et l'Iran depuis la conclusion du protocole d'accord.Après cet incident, des navires ont continué pendant plusieurs heures à utiliser un couloir sud traversant les eaux omanaises, avant que le trafic ne semble ralentir, selon le site MarineTraffic, propriété de Kpler.Ce site ne suit toutefois que les navires dont les transpondeurs sont activés, ce qui signifie que d'autres navires ont pu traverser le détroit avec leur système d'identification désactivé.Par ailleurs, davantage de navires sont entrés dans le Golfe au cours du week-end qu'ils n'en sont sortis, inversant la tendance observée la semaine précédente, lorsque les efforts visaient essentiellement à évacuer les 11.000 marins bloqués.

Trump dit que "l'Iran a demandé une réunion", prévue selon lui mardi à Doha
L'Iran dément toute rencontre avec les Etats-Unis dans les prochains jours

Aucune réunion entre l'Iran et les Etats-Unis "n'est prévue cette semaine" au Qatar, a affirmé lundi la diplomatie iranienne, démentant les affirmations de médias américains évoquant une rencontre prévue mardi sur la question du détroit d'Ormuz.

"Aucune réunion technique des groupes de travail n'est prévue cette semaine", a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, cité par la télévision d'Etat, parlant d'informations "incorrectes".

L'Iran annonce avoir tenu une réunion avec Oman sur le détroit d'Ormuz

L'Iran et Oman ont tenu leur première réunion, depuis la signature de l'accord entre Téhéran et Washigton, pour discuter du contrôle du détroit d'Ormuz, a rapporté lundi le ministère iranien des Affaires étrangères.

L'Iran et Oman ont tous les deux souveraineté sur cette voie navigable stratégique pour le commerce mondial. "La première réunion du Comité conjoint d'Ormuz s'est tenue à Mascate" (capitale d'Oman) pour échanger "des points de vue sur la gestion future" du détroit, a écrit sur X le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Kazem Gharibabadi, sans en préciser la date.

Les Etats-Unis annoncent une suspension mutuelle des attaques avec l'Iran

Les Etats-Unis et l'Iran vont suspendre mutuellement leurs attaques et prévoient de poursuivre leurs pourparlers malgré la récente reprise des hostilités, a indiqué à l'AFP un responsable américain dimanche soir

."Il est prévu que les discussions techniques continuent sur tous les points du protocole d'accord. Les deux parties vont cesser (leurs attaques) pour le moment et les navires peuvent circuler librement" dans le détroit d'Ormuz et autour, a expliqué dans un mail ce responsable.

Il n'a cependant pas confirmé des informations des médias américains concernant une rencontre entre Américains et Iraniens mardi au Qatar.

Le Hezbollah dit se réserver le droit de "défendre sa patrie" après les attaques israéliennes au Liban

Le Hezbollah pro-Iran a dit lundi se réserver le droit de "défendre sa patrie" après de nouvelles frappes d'Israël dans le sud du Liban, malgré l'accord-cadre signé vendredi visant à une "paix durable" entre les deux pays.

Dans un communiqué, le mouvement "réaffirme que ce qu'a fait l'ennemi est une violation flagrante du cessez-le-feu auquel il s'était tenu jusque-là, et qu'il surveille et recense ces violations, se réservant le droit de défendre sa patrie et son peuple".

Nouvelles frappes israéliennes dans le sud du Liban

Israël a mené dimanche de nouvelles frappes dans le sud du Liban, au surlendemain de la signature par les deux pays d'un accord-cadre visant une "paix durable" mais susceptible, selon un député du Hezbollah, d'entraîner le pays dans un "conflit interne".

Les autorités israéliennes ont également affirmé avoir détruit un long tunnel construit par le Hezbollah dans le sud du Liban.

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