Walt Disney Studios, nouveau parc consacré au cinéma, s'ouvre samedi
Le parc "Walt Disney Studios" consacré au cinéma ouvre ses portes samedi, à deux pas de son grand frère Disneyland Paris qui avait essuyé les plâtres dix ans plus tôt
- Publié le 13-03-2002 à 00h00

Le parc "Walt Disney Studios" consacré au cinéma ouvre ses portes samedi, à deux pas de son grand frère Disneyland Paris qui avait essuyé les plâtres dix ans plus tôt.
Mickey avait paru un brin trop américain pour la vieille Europe en débarquant en avril 1992 à Marne-la-Vallée (32 km à l'est de Paris), dans son premier site à clientèle réellement multilingue et multiculturelle. Il n'a eu de cesse de s'européaniser.
Le décor du nouveau parc est lui résolument "hollywoodien": architecture néo-hispanique, palmiers, façades et néons art déco ou hangars de cinéma.
Mais "Walt Disney Studios", qui dispose de dix attractions dont huit inédites, n'est pas une copie conforme de son cousin d'Amérique, souligne Dominique Cocquet, directeur général adjoint d'Euro Disney.
L'un des rendez-vous phares, "Cinémagique", constitue "une célébration du cinéma américain et européen", insiste-t-il. Installés dans une salle de cinéma de 1.100 places, les visiteurs suivent les aventures d'un spectateur transporté à l'intérieur de l'écran et dans une succession de films célèbres.
En prélude à un spectacle, Disney exhibe des objets d'Europe précurseurs du cinéma, des "lanternes magiques" du Néerlandais Christian Huygens (1659) au "praxinoscope" du Français Emile Reynaud (1877).
Le groupe a fait appel au cascadeur français Rémy Julienne pour créer un spectacle de cascades de voitures et de motos, présenté jusqu'à cinq fois par jour devant 3.000 spectateurs. Décor: un village du midi de la France, inspiré de Villefranche-sur-Mer.
Thierry Coup, un Français de 39 ans, "imaginieur" (en langue Disney) à Los Angeles, a travaillé pendant cinq ans sur les effets spéciaux. "Les cascades ont été simulées sur ordinateur sous tous les angles avant d'être fabriquées en réel", un luxe qui n'existe pas dans le cinéma, explique-t-il.
Il a aussi consacré trois ans à "Armageddon: les effets spéciaux", reconstitution de la station spatiale russe Mir dans laquelle s'engouffrent les visiteurs. Une fois le sas refermé, ils subissent pendant six minutes une pluie de météorites, provoquant chocs, grincements, parois déformées, canalisations brisées, échappées de gaz et nappes de feu. "C'est la première fois en Europe qu'on propose en intérieur des effets pyrotechniques à base de gaz naturel", selon son inventeur, qui a dépêché à Los Angeles une équipe des pompiers de Paris pour approuver l'attraction.
Contrairement à d'éphémères décors de cinéma, sa station devrait tenir une dizaine d'années. Elle cohabitera avec une promenade en tram dans un décor de canyon secoué par un tremblement de terre et un incendie de camion citerne, avant la rupture d'un barrage entraînant le déferlement de 265.000 litres d'eau.
Pour les amateurs de sensations fortes, le "Rock'n'Roller Coaster" propulse des wagons à grande vitesse (passant en 2,8 secondes de O km/h à 100 km/h avant d'enchaîner quelques loopings vertigineux) sur une musique décoiffante du groupe de rock Aerosmith.
Une salle "interactive" propose une pause plus créative, avec des cours de dessin et des écrans tactiles où les visiteurs peuvent doubler des films avec leur propre voix.
Pour les amateurs des personnages Disney, deux attractions sont construites autour d'extraits des grands classiques, tandis qu'une halte pédagogique avec des dessinateurs explique la genèse d'un personnage animé. Ils disposeront aussi des incontournables boutiques de produits dérivés maison.
