"Tout est tellement sec ici qu'il suffirait d'une étincelle pour que tout brûle"
Dans les champs, les agriculteurs forcés de lever le pied pour éviter l'embrasement des cultures.
- Publié le 14-07-2026 à 19h43
- Mis à jour le 14-07-2026 à 20h22
Les conditions météorologiques de cette première quinzaine de juillet soint moins extrêmes qu'en juin, mais il n'en reste pas moins que les températures enregistrées cette semaine sont nettement supérieures au moyennes de saison. A cette chaleur s'ajoute une quasi absence de pluie qui dure depuis plusieurs jours et ne devrait pas s'arrêter tout de suite et un vent modéré qui pourrait s'intensifier, les conditions sont idéales pour voir des incendies émerger. "Pas mal d'éléments défavorables sont réunis : des températures comprises entre 30 et 32°C et un vent soutenu, le risque est significatif pour les feux de forêt, de broussailles et dans les champs", Pascal Mormal, météorologue à l'Institut météorologique de Belgique.
"Tout est tellement sec ici qu'il suffirait d'une étincelle pour que ça parte en incendie", s'inquiète Corentin Jaaques, agriculteur à Arlon. "Tous les matins, on ressouffle tout le matériel pour éviter qu'il y ait de la poussière qui s'accumule à certains endroits. Le problème, c'est qu'avec la chaleur, le matériel souffre plus, avec la poussière, une étincelle et c'est parti. J'ai des voisins à qui c'est déjà arrivé. Ça, c'est toujours bien terminé. La machine était foutue, mais heureusement, les étendues ne sont pas aussi importantes que ce qu'on peut voir en France. Donc, il n'y a pas 200 hectares d'un bloc de céréales qui partent en fumée, mais plutôt des parcelles de 3 à 5 hectares...Mais voilà, on n'est pas à l'abri d'avoir quand même un début de feu aujourd'hui ou demain ou la semaine prochaine."
En pleine période de moisson, l'agriculteur n'a pas d'autre choix que de s'adapter pour limiter les risques de départ de feu. "On a des extincteurs dans toutes les machines et on fait de la prévention en essayant de limiter au maximum la quantité de poussière sur le matériel. On regraisse le matériel tous les jours. Et puis on essaie au cas où d'avoir du matériel pour travailler le sol autour de l'endroit de l'incendie si jamais. Mais voilà, à mon avis, on ne peut jamais vraiment se préparer et on ne se rend pas compte de la vitesse à laquelle ça peut se répandre tant qu'on n'y a pas été confronté."
