La propagation du Covid-19 recule et "la chaleur joue sûrement un rôle favorable"
Le ralentissement de l'épidémie pourrait être lié à la météo actuelle.

- Publié le 28-05-2020 à 10h12
- Mis à jour le 28-05-2020 à 16h10

Le ralentissement de l'épidémie pourrait être lié à la météo actuelle.
Pour Jean-Luc Gala, le ralentissement de l'épidémie pourrait également être lié à une série de facteurs climatiques. "Les preuves s'accumulent par rapport au facteur saisonnier qui jouerait un rôle favorable. Il n'est pas exclu que les hautes températures jouent sur l'état assez satisfaisant de la transmission du virus en Belgique. Le fait qu'il n'y ait pas encore de signes montrant une seconde vague pourrait s'expliquer par l'immunité croisée mais les caractéristiques climatiques ont sûrement leur rôle à jouer étant donné que le virus se transmet surtout par aérosols. Il n'y a pas que l'immunité qui joue. Dans des conditions de sécheresse, ce n'est pas idéal pour la survie d'un virus, d'autant plus que le coronavirus a des caractéristiques de virus saisonnier et que l'augmentation des températures diminue la transmission."
D'ailleurs, selon une récente étude brésilienne, jusqu'à 25 degrés, la transmission du Sars-CoV-2 baisse significativement. Au-delà, elle se stabilise. Mais si la chaleur pourra peut-être nous aider à réduire le nombre de cas, elle ne pourra pas enrayer l'épidémie sans nos comportements collectifs.
"Peut-être qu'il y a donc plus que l'immunité croisée. Le facteur climatique peut aider dans cette situation. Ce sont des hypothèses mais on peut raisonnablement parier qu'une série de facteurs qu'on ne maîtrise pas encore bien commence à jouer un rôle favorable sur l'épidémie. C'est probable mais c'est encore à vérifier."
Donc, même si la possibilité d'avoir une sortie de l'épidémie plus tôt que prévu est avancée par certains chercheurs, l'heure reste à la prudence et à l'observation. "Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'on n'a pas de signal d'alerte. Mais il est trop tôt pour tirer de ce constat que tout va aller bien", résumait à l'AFP l'épidémiologiste Daniel Lévy-Bruhl, responsable de l'unité des infections respiratoires au sein de Santé publique France.