Alcool: si on laissait notre foie récupérer ? Un spécialiste nous explique tous les risques de la consommation

Parmi les bonnes résolutions de l'année, arrêter de boire reste un grand classique.

Laurence Dardenne
 Le Dr Deltenre ne s’oppose pas à une consommation raisonnée.
Le Dr Deltenre ne s’oppose pas à une consommation raisonnée. ©Fotolia

Gastro-entérologue, spécialisé dans les maladies du foie, le Dr Pierre Deltenre reçoit fréquemment des patients confrontés à un problème d'alcool. Qu'ils soient arrivés chez lui "poussés dans le dos par un proche inquiet de cette consommation à risque" ou alors "conscients eux-mêmes du problème".

Quoi qu'il en soit, "nous essayons toujours de leur faire comprendre qu'il y a beaucoup plus de répercussions négatives que de points positifs à consommer. Une fois qu'ils ont compris cela, il faut les convaincre de se sevrer. Car la prise de conscience – indispensable à la réussite du sevrage – ne suffit pas toujours à les faire arrêter. Il faut en effet prendre conscience, puis accepter de faire un effort et en payer le prix, ce qui est compliqué. Cela demande un renoncement et une énergie considérable. Lorsque quelqu'un n'arrive pas à s'arrêter de boire, on s'imagine qu'il n'a pas de volonté. En fait, il a une volonté, mais la difficulté s'avère encore supérieure à la volonté".

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